Bienvenue sur Exodia!
Contexte
Image
Après avoir été chassés de la Terre par un ennemi puissant et inconnu, les survivants se sont précairement réfugiés sur la Base Lunaire Alpha fermée depuis 1986. Entre améliorations des systèmes de survie de la base, recherche d’informations et de matériels, les équipes d’exploration voyagent grâce à la Porte des Etoiles à travers l’espace, les univers parallèles et le temps.
More
Wanted
Image Image Image Image Image Image Image Image Image
Aventures du moment
ImageImageImage

Informations utiles
RPG cross-over ◊ Doubles comptes libres ◊ Doublons de personnages et d'avatars ◊ A partir de 13 ans ◊ Aucun minimum de mots ◊ 1 RP par mois et par personnage ◊ Avatars réels 200x320PX.
Apparence par Ninouee
News
17/04/2020
: Exodia chapitre 2 : de la Terre à la Lune".
01/03/2020
: Lancement de l'intrigue "Exploration en eaux profondes".
27/01/2020
: Lancement de l'intrigue "Troubles en Afrique".
01/01/2019
: Reprise des contextes et des annexes car nous améliorons le forum pour le rendre plus intéressant.
12/08/2018
: Réouverture d'Exodia!
03/01/2018
: Forum fermé pour travaux.
29/04/2014
: Etude d' un nouveau concept.
07/12/2010
: Fermeture du forum.
05/11/2005
: Création du forum.
Staff
Image Image Image
Nos Amis
Image Image Image +
/
Vous?
Référencement
Image Image Image Image Image
Réseaux
Image Image

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Répondre
Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Ce soir là je m’allongeais sur le canapé face au feu et je commençais à me remémorer mon enfance.

J'ai grandie au sein d'une famille de la classe moyenne de Philadelphie. Mon père était employé de banque, ma mère infirmière et mon petit frère était adorable. Quant à moi, j'étais une adolescente normale qui aimait passer du temps avec mes amis.
A cette époque je ne rêvais que d’une chose, sortir avec un garçon, faire partie de l’équipe des pompon girls de mon lycée et réussir mes études sans trop travailler. Bien entendu ce n’était que des rêves. J’étais jolie certes, mais j’avais un certains problème de coordination qui faisait de moi une miss catastrophe dans n’importe quelle discipline sportive. Etant loin d’être une idiote, je me rapprochais de mon objectif d’une autre manière : je faisais les photos du journal du lycée, un bon moyen pour moi de me rapprocher de l’équipe de football. Cela avait bien fonctionné, je faisais partie du groupe et mes résultats scolaires étaient correctes.

Bref, tout ce passait bien jusqu’à ce que je me mette à faire des rêves étranges dans lesquels je vivais dans une vieille ferme, et il y avait une forêt. Au début je n’y fis pas attention, mais les rêves devenaient de plus en plus fréquents et intenses. Pensant que cela était dû au stress je n’en parlais pas à mes parents croyant que cela passerait. Hélas ce ne fut pas le cas… Peu à peu, je remarquais de nouvelles choses comme les nuances d’une odeur, des sons et des bruits que je ne devrais pas entendre et par moment la nuit j’arrivais à voir presque comme si c’était la journée. Cela ne durait que quelques instants mais c’était suffisant pour me terroriser.
J’étais très inquiète et j’avais du mal à dormir. Comment mes parents allaient réagir quand je leur parlerais de cela ? Me croiraient-ils ? Me prendraient-ils pour une folle ?
Un matin, en me préparant pour une sortie au centre commercial avec ma mère je me regardais dans le miroir de la salle de bain avant de mettre un trait d’eye liner sur mes yeux. Quelque chose changea brusquement. Mes yeux avaient changé y compris la manière dont je voyais les choses. Sur le coup je me suis dit que c’était encore mon esprit qui me jouait des tours. Alors pour en avoir le cœur net je pris une photo de mes yeux. Une fois fait je tentais de me calmer et me focalisant sur ma respiration. En ouvrant les yeux tout était redevenu normal. Je soupirais soulagée puis je regardais mon smartphone et là, l’image me montra la vérité : je ne rêvais pas.
Choquée, je courrais vers l’escalier, j’étais seule à la maison avec ma mère, mon père était à l’entrainement de foot de mon petit frère. Je couru vers elle en pleur et je lui racontais sur le champ ce qui se passait. Elle ne semblait pas me croire mais quand je lui montrais la photo quelque chose dans son regard changea du tout au tout. Elle envoya une SMS puis elle se mit à me parler sèchement me demandant d’aller dans ma chambre et attendant mon père.
Obéissante, je m’exécutais et patienta sagement sur mon lit. Quand son téléphone sonna mes sens se remirent à dérailler et je me mis à entendre sa conversation y compris ce que disait mon père. Ce qu’ils dirent me glaça le sang. Apparemment ils s’attendaient à ce que cela se produise et ils devaient faire quelque chose de moi.
Paniquée je décidais de partir tout de suite de la maison, je fourrais toutes les affaires utiles dans mon sac de sport et je me glissais hors de la maison à l’insu de ma mère. Il ne fallait pas qu’ils me trouvent, alors je passais par un chemin que je n’empruntais jamais. Derrière moi, une vieille camionnette ford s’avança à allure modérée dans l’allée. Je l’avais déjà vu dans le quartier, elle devait appartenir à un jardiner car elle n’était pas souvent à le même place.
Ayant autre chose à penser je continuais à marcher en pressant légèrement le pas. Je devais absolument quitter le quartier avant le retour de mon père. En voiture ils pourraient vite me retrouver.
Arrivée près de l’usine textile fermée pour le weekend, la camionnette accéléra. Le bruit me fit me retourner et je n’eus pas le temps de réaliser que la porte latérale du véhicule était ouverte qu’un homme m’attira brutalement à l’intérieur. Je hurlais, je me débattais comme je le pouvais jusqu’à ce que tout devienne noir après qu’une piqûre me brûla l’épaule.
word count: 865

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

La lumière me faisait mal aux yeux, j’avais l’impression d’être dans du coton car ma perception de ce qui m’entourait était floutée. Je me sentais molle, vaseuse, et j’avais la nausée. Sans savoir pourquoi ni comment je savais que j’étais allongée sur un lit et que j’étais recouverte par une couverture dont l’odeur laissait à désirer. Réfléchir était difficile, et comme le sommeil était encore plus fort que ma volonté je ne pouvais pas faire autrement qu’attendre que les choses se passent.
Au loin j’entendais des voix que je ne reconnaissais pas et dont je ne comprenais pas les paroles. Je ne savais pas s’ils parlaient dans une autre langue ou s’ils étaient trop loin. Tout ce que j’entendais ressemblait à des sons distordus.
En regardant de nouveau dans la direction des deux hommes, je remarquais que le sens des rayons de soleils avaient changés d’angle. J’en conclu que je m’étais sans doute endormie quelques temps. Toutefois, j’avais l’impression d’être un peu plus vive d’esprit. Je commençais à remarquer des détails important sur l’endroit où je me trouvais et les choses étaient plus claires.
Je me trouvais bien sur un lit mais dans une sorte de prison. La pièce carrée, ouverte sur un entrepôt désaffecté était fermée par des barreaux en métal. L’endroit, sombre, poussiéreux était lugubre et il dégageait une odeur d’hydrocarbures vieille mais assez forte.
Je ne savais toujours pas où je me trouvais mais j’étais certaine d’une chose j’avais de gros ennuis et mes jours étaient sans doutes comptés. Les hommes ne parlaient plus et je n’arrivais pas bien à les voir d’où j’étais. Alors, je m’assieds sur le lit de camp, toujours enroulée dans la couverture. Il y avait face à moi, à quelques mètres, un des hommes lisait un journal assis à une table de camping. J’avais l’impression qu’ils avaient organisé leur coup depuis un bon moment compte tenu du matériel qu’ils avaient à leur disposition.
Que me voulaient-ils ?
word count: 373

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Je ne savais pas trop quoi faire… Appeler à l’aide me paraissait inutile, et je risquais d’avoir de nouveaux ennuis. Après tout, je ne savais pas jusqu’où ils pouvaient aller avec moi et ce qu’ils avaient prévu de me faire.

Cela faisais un petit moment que je les observais. C’était comme s’ils m’ignoraient, comme si je n’existais pas. D’habitude, dans les films, le gens qui enlèvent des personnes demandaient des rançons, ou faisaient quelque chose à leur otages. Sage et silencieuse je m'assied sur le lit pour mieux observer mes ravisseurs. Je patientais quelques minutes en me demandant s'ils réagiraient mais rien. C'est comme s'ils se fichaient parfaitement de ma présence.

Poussée par l'inquiétude, je me levais et fis quelque pas près du barreau de la cage dans laquelle j'étais placée. La peur me faisais garder le silence, car j'avais envie de hurler mais je ne fis rien car je ne savais pas quel seraient les répercutions de mon acte.


Keyla: Que me voulez-vous? Qu'est-ce que je fais ici? Mes parents n'ont pas d'argent.

Ma voix était tremblotante, et peu forte. Je ne pensais pas que j'aurais eu le courage de parler mais c'était partit comme ça, tout seule, sans que je me force à le faire. La peur... encore la peur...
Mes mains étaient crispées sur les barreaux et je fixais les réactions de l'homme face à moi.
Les secondes me paraissaient être des minutes au cours des quelles il n'avait aucune réactions.

D'où j'étais j'arrivais mieux à le voir. C'était un homme qui avait une bonne quarantaine d'années. Ses cheveux étaient bruns et courts, il semblait porter une barbe qui donnait l'impression qu'il se négligeait. Il avaient une corpulence normale, il semblait grand, ni mince, ni gros. Il portait des vêtements qui pourraient être utiliser pour la chasse ou du moins, le déplacement dans la nature. Pour le reste je n'étais pas assez prêt pour le déterminer.

*Mais pourquoi se montre-t-il?*

Je voyais le visage de l'homme, je pouvais donc le reconnaître plus tard si la police me délivrait. Ce n'était pas normal... A moins qu'ils fassent en sorte que jamais je ne sorte d'ici vivante.
Sans que je m'en rende compte des larmes me coulaient le long des joues alors que j'étais silencieuse. D'un revers de la main, j'essuyais mes larmes qui me brouillaient vue et tout à coup je senti une présence proche de moi.

Mon ravisseur se tenais devant moi. Surprise, je poussais un cris et reculais sans prêter attention ou j'allais. Comment s'était-il rapproché de moi aussi vite et sans bruit?


Homme brun: Reste calme. Dit-il d'une voix froide.

Etant juste devant le lit, je me laissais tomber dessus, assise tout en le fixant. Je me frottais à nouveau les yeux pour les sécher et dégager ma vue.
Il était toujours là, debout. Cet homme était grand, et sans doute plus vieux que je ne le pensais au départ. Il avait le visage dure et ses yeux bleu me glaçais de peur.


Keyla: Pourquoi m'avez-vous enlevée?

Homme brun: Plus tard. Dors.

Sur ces mots il retourna à sa table et reprise la lécture du journal.
word count: 593

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Désemparée je m’effondrais sur le lit en pleurs. J'étais enfermée dans un sorte de cage avec un homme qui me disait de dormir. Je ne comprenais pas.
N'ayant pas de montre, je ne savais pas depuis combien de temps j'étais ici.
*Il faut que je réagisse! Il faut que je me bouge! Je dois sauver ma vie! Si j'attends il me tueront!* En effet, il fallait que je fasse quelque chose mais je ne savais pas quoi.
Toujours en pleurs, je me levais et agrippa les barreaux.


Keyla: Liberez-mois! Dis-je en criant entre deux sanglots.

Mon ravisseur leva le nez dans ma direction pendant une seconde puis repris son activité silencieuse. Le point positif c'est qu'il réagissait. Il allait donc falloir que je le pousse à m’ouvrir pour en suite tenter de lui fausser compagnie. Comme ils m'ont enfermée dans une cage le reste de l'usine ne devait sans doute pas être sécurisée.

Keyla: Tu vas m'ouvrir espèce de fils de pute!

Mes larmes avaient cessées de couler. J'étais en colère et bien décidée à m'en sortir par mes propres moyens.
L'homme avait plie son journal qui était désormais posé sur la table. Il me regardait adossé confortablement sur sa chaise comme s'il était en train de regarder un spectacle.
Il ne bougeait pas.


* Il faut que je le pousse à venir me voir... Je dois le provoquer...*

En effet les insultes de bases n'étaient pas une bonne chose, je devais être plus inventive et lancer des mots provoquant qui lui seraient principalement dirigé
.

Keyla: Ton odeur me fait l'effet d'une bouche d'égout mal refermée. Ton pull, ils font les mêmes pour homme ? Tête de primate craignos tu ressembles à un cancrelat qui coule de partout je rêve de te pisser à la raie derrière l'abri bus.

Il se leva et se servit un café. Cela ne fonctionnait pas. Et c'est vraie que des insultes d'une gamine de 16 ans ça ne faisait pas vraiment peur...

Keyla: Mes parents ont certainement appelé la police. Là pas mal de gens doivent être à ma recherche.
Quand ils vous trouveront, ils vous feront la misère.


Il s'approcha tranquillement, comme si rien de grave ne s'était passé. Je pouvais voir un sourire sur son visage. je ne savais pas s'il se moquait de moi ou s'il était amusé par la situation.

Homme brun: Tes parents n'ont pas appelé la police. Personne ne te cherche.
word count: 444

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Il était toujours devant, nous nous observions, c'était étrange. Il y avait comme une sorte de retenue, de distance dont je ne comprenais pas l'utilité.
La réponse qu'il avait fait à mes provocations n'était pas ce à quoi je m'attendais. Comment-ça personne ne me chercherais ? Qu'est-ce qui lui faisait dire cela ? Du bluff sans doute ? Oui ça ne pouvait être que ça. Cet homme essayait de m'intimider par son calme et sa stature pour que je me taise pour ne pas être remarqués par les forces de l'odre. Et bien ce sera sans moi pour la coopération !


*Tu veux le bordel, crois moi tu vas l'avoir !*

Dans un élans de courage dû à mon désir de survie, je me repris en main et décidais d'agir au lieu d'attendre que ça ce passe. Il était hors de questions que je me laisse faire, ma vie est à moi et je compte bien me battre pour la garder.
Doucement je me reculais des barreaux pour ne plus être à la portées des bras de mon kidnapeur. Puis après un légers sourire j'inspirais un bon coup et me mis à hurler de toutes mes forces.


Keyla : A l'aide !
Au secours !
Je suis prisonnière !
Venez m'aider !!!


Je répétais le plus fort possible cette série de phrases en espérant être entendu par un passant avant que le grand brun ne me fasse taire.
D'ailleurs, à peine avais-je commencé mon cinéma qu'il courrait vers sa table, sans doute pour y récupérer les clefs. C'était peut-être une chance pour moi d'attirer l'attention de quelqu'un.


Keyla : A l'aide !
Deux homme m'on enlevée !
Je suis dans l'usiné !
Aidez-moi !


J'avais l'impression que le temps passait très vite, l'homme était déjà entrain d'ouvrir la porte, il avait l'aire furieux et j'espérais qu'il commettrait une erreur.
Une fois ouverte, il entra et se précipita sur moi. Sans réflechir, je me poussais tout en lui envoyant les couvertures en pleine tête. Profitant de sa surprise je sortais de la cage que je refermais sur lui en prenant les clefs.

Mon cœur battait la chamade, l'homme pestait et tentait d'ouvrir la porte.
Je ne devais pas perdre de temps car l'autre pouvait revenir à tout moment. Je courrais vers la table au cas où je pourrais trouver un télphone. Hélas, rien ne trainait.
Puis mon instinct me poussa à trouver une sortie mais au lieux d'aller dans la direction qu'avait pris l'autre homme je courrus à l'opposé. Une fois sortie de la pièce principale, je me trouvais dans un daédal de couloirs et de pièces sombres qui ce succédaient sans aucune logique.
Avec la poussée d'adrénaline j'avais totalement perdu la notion du temps. Je savais qu'il faisait jour car de la lumière s'échappait par les parpaing qui condamnaient les fenêtres. Malgré l'obscurité, j'arrivais à avancer sans trop de peine ce qui m'étonnais un peu. Ayant d'autres problèmes je ne m'attardais pas ce ces détails.
Il fallait que j'avance sans pedre de temps et silencieusement. Grace à tous les films d'horreurs que j'avais vu, je savais que je ne devais pas essayer de me cacher car ils finiraient tôt ou tard par me retrouver.
Le sol était jonché de détritus en tout genre, il restait de-ci, de-là du matériel qui avait été abandonné par les anciens exploitants. Les SDF et les les jeunes s'étaient amusés à tout casser ce qui rendait parfois ma progression hasardeuse. L'humidité et le froid état désagréable mais le bruit que les gouttes d'eau produisaient sur le sol rendaient l'endroit moins silencieux.
Dans un coins, près d'une porte en bois pourris à moitié défoncé je remarquai une barre de fer. Je la ramassais en pensant qu'elle pourrait me servir à ouvrir un porte ou pour me défendre. Comme on dit, on sait jamais.

J'avais beau chercher, je ne trouvais pas de sortie, tout avait été bouché grossièrement. Par endroit j'arrivais à voir l'extérieur. Le site était en friche et il y avait beaucoup de végétation. Je pourrais crier autant que je voudrais, personne ne m'entendrais.
Arrivée près d'un escalier un choix s'offrit à moi : soit je continuais tout droit en espérant trouver une porte, soit, je montais et je pourrais peut-être trouver une fenêtre qui n'aurait pas été bouchée. Généralement ils essaient d'empécher les gens d'entrer, pas de sortir, donc le ou les étages devaient être libres.

Toujours sans aucun signe des hommes je montais l'escalier metallique rongé par la rouille en espérant qu'il ne cède pas avec mon poid. Préssée mais prudente j'avançais.
Arrivée en haut, un étage immense, sans murs s'ouvrait à moi. La lumière m'éblouissait et me poussait à me protéger les yeux avec la main. Sans attendre je me précipitais vers la première fenêtre pour voir si je pouvais descendre. Les paroies de l'immeuble étaient lisses, et le sol en contre bas était jonché de déchets métalliques. Si je sautais je risquer de me blesser voir de me tuer.

* Vite ! Vite ! Vite ! *

Pensais-je pour m'encourager.
Je courrais vers les fenêtres de l'autre côté du bâtiment. La hauteur était la même et le sol, une sorte de parking abandonné était plus pratiquable.


* 3 mètres, en me laissant glisser par la gouttière, oui c'est possible !*

En effet, trois fenêtres plus loins j'avais aperçu une vieille gouttière en zinc, qui pourrait me servir de « corde » pour descendre moins vite.
Au moment où j'allais monter sur la fenêtre un gros pik-up noir arrivait et se garrait à côté de la camionette. Mon cœur se remis à battre la chamade. L'homme qui sortait du véhicule était l'autre kidnapeur. Il n'allait pas tarder à libérer son complice et je serais perdu.
Je devais faire vite, mais quoi ?

Je le surveillais discrètement et attendais qu'il soit entré pour commencer à descendre. Passer de la fenêtre à la goutière n'était pas facile. La hauteur, la peur et mon manque d'expérience en sport faisait que j'étais lente et maladroite. Il me fallut un temps incalculable pour commencer à descendre.
Le métal usé par le temps et les intempéries était couppant par endroits et je m'étais fais quelques entailles sur les mains, les bras et les jambes. Une fois à terre, je me mis à courir droit devant moi sans reflechir jusqu'à ce qu'une attroce douleur au niveau de mon crane me fit perdre l'équilibre et connaissance.
word count: 1198

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Quelque chose tapait dans ma tête un peu comme un pulsation. Tout était floue et douloureux.
En ouvrant les yeux et en me tournant une douleur à l'arrière du crâne me rappela à l'ordre. J'étais de nouveau sur le lit dans la cage. Au point de départ quoi.
Vu le ton employé les deux hommes semblaient avoir une discutions assez houleuse mais je n'arrivais pas trop à savoir pourquoi. S'ils commençaient à avoir peur c'était soit tout bon soit tout mauvais pour moi.


*Il faut que je me sauve...*

L'évasion, c'était le seule moyen pour moi pour me sauver la vie.
De mon lit, je le fixais comme si les regarder en me concentrant pourrait me permettre de les entendre. C'était stupide, mais je n'avais rien d'autre à faire.


Homme bien habillé: Tu devrais faire plus attention.
Homme brun: Je sais ce que je fais. Chaque jour qui passe elle reprend des forces.
word count: 164

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Ce n’était pas croyable ! J’arriver à écouter leur conversation d’où j’étais ! Sur le coup cela m’étonna et m’amusa l’espace d’un instant en me faisant oublier.
Hélas mon mal de crane me rappela à l’ordre faisant retomber mon concentration rendant mon écoute discrète impossible. En bougeant pour trouver une position plus agréable je ne remarquais aucune douleur au niveau de mes mains et des autres endroits où je m’étais coupée au cours de ma descente. Comment avait-elle pu disparaitre sans laisser de cicatrices ? Et combien de temps avais-je été assommée ?


*Ça ne peut pas durer… Je vais devenir dingue !*

Malgré la migraine je décidais de me lever, mais une fois assise sur le lit, je me sentais encore plus mal. Une forte nausée venait de faire son apparition accompagnée de vertiges. Bref j’étais malade, mais à cause de quoi ? Un coup de froid ou une piqure… Impossible à dire !
Que pouvais-je faire ? Attendre que ça passe ou appeler à l’aide ? Me taire était la seule chose que je pouvais faire. Ils se fichaient de moi. Pour eux, tant que je suis en vie, tous va bien.
Je m’allongeais donc et je me roulais en boule dans les couvertures et je tentais de dormir des fois que ça passe tout seul.

Lorsque j’ouvrais les yeux il faisait sombre et mon état empirait car en plus du reste je tremblais. J’étais perdue, désemparée et surtout seule au monde. Blottie dans mes couvertures que j’avais passées par-dessus ma tête pour me sentir un peu plus en sécurité et me cacher des deux malades, je me mis à pleurer en étouffant le bruit grâce à l’oreiller. Ils m’avaient mise dans une cage, il était hors de question que je leur serve de divertissement.
La fatigue, la peur et le stresse eurent de nouveau raison de moi et je m’endormais à nouveau.

Il faisait beau, je riais assise sur ma balançoire attachée à la branche d’un vieux chêne. Le chiens dormais sur l’escalier devant la maison et de l’autre côté les cheveux attendaient qu’on leur donne à manger. Ils ne hennissaient pas moment pour qu’on les oublie pas.
A chaque fois que ma mère me poussait plus haut je riais plus fort. J’adorais prendre de la hauteur.
Bizarrement je n’arrivais pas à voir son visage. Puis mon père sortait de la grange avec deux sceaux de granulés, et il n’avait pas de visage.
Lorsque je voulu m’approcher de lui la distance qui nous séparaient augmentaient et la forêt au loin prenait feu. Les flammes s’approchaient à une vitesse qui me paralysa. Au moment ou le feu allait m’attendre je me retrouvais assise sur mon lit, en sueur et j’avais sans doute crié.
Ce que j’avais vu était sans doute un cauchemar mais il était étrange car j’avais déjà vu cette maison dans un autre rêve il y a quelques jours. J’avais chaud et je ne me sentais pas mieux.
En regardant la grande pièce, les rayons de lumière m’indiquaient qu’il faisait jour. Je commençais à avoir faim et soif.


*Cela fait combien de temps que je n’ai ni mangé ni bu ? Ils veulent me faire mourir de faim ?*

J’étais faible et je devais avoir tête affreuse. Peut-être qu’ils faisaient exprès que je sois malade pour me prendre en photo afin d’augmenter le prix de leur rançon.
Mon estomac gargouillait et je ne pouvais plus attendre que le temps passe. Il fallait que je fasse quelque chose.


Keyla : je me sens pas bien… Aidez-moi…

Le son de ma voix me surpris, elle était faible et tremblotante. Compte tenu de mon état cela n’aurait pas dû me surprendre.

Ce fut le brun qui vint me voir. Il me regarda avec son habituel visage neutre, limite glaciale. Je frissonnais et je restais assise, là sans bouger à attendre.


Homme brun : reste tranquille. Dit-il en partant.

Lassée, je baissais la tête en attendant la suite. Il revient quelque minute plus tard avec un plateau qui sentait bon de loin. Je le regardais poser le plateau sur le sol pour ouvrir la porte. Bizarrement il ne semblait pas inquiet que je tente à nouveau de lui fausser compagnie.
Il entra et posa le plateau sur la table à côté le lit et un fois les mains libre il m’agrippa pour m’immobiliser.


Homme brun : Ne bouge pas.
Keyla : quoi?

A peine avais-je protesté que je sentais la force de ses mains me bloquer la tête. Epuisée, je me laissais m’examiner.

Homme brun : Ca va passer. Mange.

Sur ces quelques mots il s’en alla.
word count: 824

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Épuisée je fis ce qu'il me dit sans broncher. Sur le plateau il y avait un sandwiche type jambon-beurre sans fioritures, une bouteille d'eau et deux mandarines. Affamée je mangeais ce que l'on me donnais sans me poser de questions. Toutefois j'avais gardé de l'eau et une mandarine pour plus tard, au cas où ils m'abandonneraient.

N'ayant rien d'autre à faire qu'attendre je m'allongeai de nouveau et m’endormis rapidement.

C'était la nuit, il faisait froid et pour une raison que j'ignore je marchais pieds nus dans la forêt. Je m'étais enroulée dans une couverture, un de ces patchworks fait mains.
L'endroit m'étais à la fois inconnu et familier. Je devais avoir entre 5 et 6 ans et j'essayais de trouver quelque chose : un animal qui hurlait au loin. Bizarrement, là encore, le hurlement de l'animal était familier et ne me faisais pas peur.
Au bout d'un moment, j'arrivais vers un groupe de trois vieux arbres qui étaient tombés les uns sur les autres. Cela ressemblait à une espèce de cabane géante qui offrait une bonne cachette. En voulant y entrer, j'entendais un grognement derrière moi. Je me retournais et je vis une grande masse noir d'où se détachaient des yeux rouges qui brillaient dans l'obscurité.
Avec un rire d'enfant, je courra vers cette forme pour me blottir contre elle et sentir la chaleur familière et réconfortante qui en émanait.
La chaleur devint de plus en plus forte au point d'être désagréable. Brusquement, tout autour de moi était en feu, plusieurs personnes criaient de peu et de douleur.
Une femme me criais dessus en me disant de me sauver mais je ne pouvais pas lâcher sa main à cause de la peur qui me tétanisais.


Keyla : Je ne peux pas ! Hurlais-je en me relevant dans mon lit. J'étais couverte de sueurs, mon cœur battait la chamade. J'étais terrorisée par un feu qui n'existait pas.
En regardant autour de moi, je constatait qu'il faisait nuit noir. Toutefois, j'y voyait comme en plein jour excepté que les couleurs n'étaient pas présentent. Il y avait tout un tas de bestioles qui naviguaient tout au tour de moi. J'arrivais à les repérer grâce à l'odeur nauséabonde qui émanaient d'elle et les petits cris qu'elles faisaient pour communiquer. Des rats... Il y avait des rats qui se baladaient dans l'usine et je le voyais.
Ça ne me dégouttais pas. J'avais seulement envie de les chasser d'ici et je savais instinctivement comme j'aurais pu m'y prendre.
Sans trop savoir pourquoi je m'étais levée et je marchais vers la porte de la cellule. L'envie de sortir était de plus en plus forte et je me mis à agripper les barreaux et à tirer dessus de toutes mes forces comme si je pouvais faire céder un verrou en acier. Bien entendu mes efforts étaient vains. Dépitée je m'appuyais contre la porte attendant que le temps passe jusqu'à ce qu'un rire amusé rompe le silence de la nuit.
C'était le brun qui se moquait de moi. Je l'avais sans doute réveillé à cause de mon cauchemars. Il s'était approché de la cellule et il me fixait et s'en était dérangeant.


Keyla : quoi ?

*Tu veux ma photo ?* Pensais-je agacée.

Homme brun : quel est ton nom ?

Keyla : Hein ? Vous enlevez une personne et vous ne savez pas son nom... C'est pas malin pour faire une demande de rançon.

Homme brun : quel est ton nom ? Demanda-t-il dans un ton toujours aussi calme.

Ne comprenant pas à quoi il voulait jouer je décidais de lui répondre en espérant que ça s'arrêterait là.


Keyla : Je m'appelle Keyla Seweeney. Voila vous êtes contant ? Maintenant relachez-moi... S'il vous plait...

Le brun ne bougeait pas d'un pouce et il continuait à me regarder avec insistance.

Homme brun : quel est ton nom ?

Plus ça allait plus ça devenait glauque... Il me semblais avoir parlé de manière claire.

Keyla : Keyla Seweeney, je viens de vous le dire...

Homme brun : quel est ton nom ?

Keyla : Heu...
Là je ne vois pas...
Vous êtes sourd ou quoi ?
Je vous ai répondu...


Homme brun : quel est ton nom ?

Ne cherchant plus à comprendre je m'éloignais de la porte et retourna sur mon lit en espérant que sa libie s'arrêterait et qu'il changerait de disque.
word count: 789

Avatar du membre
Keyla Adams

Re: Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Au bout d'un moment il s'en alla. Il avait sans doute compris que je ne répondrais pas autre chose que la réponse qu'il ne voulait pas entendre. N'ayant rien d'autre à faire qu'attendre je m'étais de nouveau endormie jusqu'à ce que je fus réveillée en sursaut par de l'eau froide.
A peine je m’étais relevée qu'il m'avait agrippée pour me faire sortir de la cellule. Il me baladait sur son épaule comme un sac à patate. En sentant la force avec laquelle il me bloquait je n'essayais même pas de bouger car s'était peine perdue. Je me laissais donc faire un peu comme un pantin car de toute façon j'étais à sa merci.
Il me trimballa de la sorte jusqu'à ce qu'on se retrouve dans une petite pièce du sous-sol, humide, sombre salle et lugubre. Quand il m'attacha sur une chaise en métal devant un bassin d'eau je compris avec effrois que je risquais de ne jamais plus revoir la lumière du soleil.
A cet instant, mes nerfs lâchèrent et les larmes que je retenais depuis le début se mirent à couler sans que je puisse m'arrêter.


Keyla : Je vous en supplie, laissez-moi vivre. Je ne vous ai rien fait, je n'ai pas d'argent.
Pitié...
Je ne suis qu'une adolescente !


Mes paroles n'eurent aucun effet sur le brun qui se tenait debout devant moi. Il était grand, massif, et son visage inexpressif était terrifiant.

Homme brun : quel est ton nom ?

Keyla : Je vous l'ai dit je m'appelle Keyla Seweeney ! Dis-je en hurlant tout en fixant le bassin.

Mon cœur battait la chamade, je ne me sentais pas bien. Je tremblais de peur et de froid à cause de la sueur dû à la peur. Comme ma réponse qui était la même depuis le début ne lui convenait pas il continuait son manège qui me mènerait à une mort certaine.
Il détacha les liens tout en me ramenant les bras dans le dos avec une force qui pourrait facilement me briser les os. Je sentais le frottement de la corde sur mes poignets. Il était en train de me ligoter.


Keyla : s'il vous plait !
Non pas ça !
Je vous en prie ne me tuez pas !


L'homme ricana et m'avança vers le bassin. Il me tenait de sortes que mon visage ne soit qu'à quelques centimètres de la surface de l'eau.


Homme brun : quel est ton nom ?

Keyla : Mais je vous l'ai dit je m'appelle Keyla Seweeney !

A peine avais-je prononcé mon nom je pris une grand inspiration en prévision de l'horreur qu'il me réservait. Le choc avec l'eau froide ne se fit pas attendre. Il n'avait plongé que mon visage dans l'eau de sortes que je ne puisse pas respirer.
Je me débattais comme je pouvais et je lutterais tant que j'aurais la force de le faire. Hélas le manque de souffle était rapide et juste avant que le réflexe respiratoire se face trop fort il me sortit de l'eau.
Haletante je tentais vainement de reprendre mon souffle qu'il me replongeait dans l'eau. Le manège dura longtemps et je crus mourir lorsqu'il fit une pause.


Homme brun : quel est ton nom ?

Ayant avalée de l'eau il me fut difficile de lui répondre sur le champ. J'avais du mal à réfléchir et mes idées étaient embrouillée. La seule chose qui m'importait pour le moment c'était de reprendre mon souffle avant la prochaine série.

Homme brun : quel est ton nom ?

Keyla : Keyla... Je sais plus...

Ma réponse ne semblait pas lui plaire puisqu'il recommençait son manège.

Il faisait froid ce matin là, mon père était en train de préparer un peu de feu dans la cheminée. Comme j'aimais l'odeur du bois qui brûlait je couru pour le rejoindre. En arrivant à sa hauteur il m'agrippa pour que je ne m'approche pas trop des flammes. Ses yeux avaient pris cette lueur dorée qui m'amusait tant.
Keyla Adams, disait-il sur un ton faussement sérieux, combien de fois t'ai-je dis de ne pas courir près du feu? A peine eut-il prononcé ces mots qu'il me pris dans se bras et m’emmena avec lui.

L'image se brouilla tout à coup et tout redevint humide et froid, on retirait une énième fois ma tête de l'eau. Mon tortionnaire me regarda et me posa sa fameuse question.


Keyla : Keyla... Adams... Dis-je d'une petite vois.

Homme brun : Bien, on va enfin avancer.

Sur ces quelques mots il sortit de la pièce en me laissant seul dans le froid et l'humidité.
word count: 845

Avatar du membre
Keyla Adams

Souvenirs - Rp Solo

Message par Keyla Adams »

Immobile, allongée sur le sol humide des images et des scènes me revenaient en mémoire. Étant sonnée j'avais du mal à réfléchir mais certains détails étaient tout de même claire. L'homme et la femme que prenais pour mes parents pendant ma petite enfance ne ressemblaient en rien à mes parents. Comment cela était-il possible ? Avais-perdu la mémoire lors d'un accident ? J'avais été adoptée ? Rien de tout cela n'avait de sens.

Adams... Ce nom de famille avait une résonance particulière quand je le prononçait comme si c'était la clé de quelque chose.

L'homme qui m'avait torturée, pourquoi s'était-il arrêté lorsque j'avais prononcé ce nom. Quel était son but véritable ? Je ne comprenais rien. J'étais fatiguée et apeurée.

Des bruits de pas brisèrent le silence. Ils était lent, assurés et allaient dans ma direction. Revenait-il pour terminer le travail ?
Quand il fut à l'entrée de la pièce il s'arrêta et ne bougea pas. Ne sachant pas ce qui allait se passer je me relevais et me tournais vers lui. Je fus surprise de constater qu'il s'agissait de l'autre homme. Il tenait une couverture et je compris que c'était sans doute mes derniers instants... La couverture devait certainement dissimuler une arme et une fois morte ils s'en serviraient pour me transporter jusque dans un trou.

Je m'étais assise à l'endroit même où l'autre homme m'avait laissée. Je faisais face au nouveau venu que j'avais du mal à distinguer à cause de la pénombre. Le temps passait et comme il ne bougeait pas je me demandais ce qu'ils étaient entretien de me préparer.
N'ayant plus la force de luter ou de faire quoi que ce soit d'autre j'attendais. J'espérais simplement qu'ils se décident à faire quelque chose rapidement et que s'ils désiraient me tuer, que ce soit rapide et le moins douloureux possible.
Peu à peu je réalisais que j'avais accepté ma future mort et c'était effrayant. Comment avais-je pu me résigner à abandonner la lutte pour la seule chose que je possédait, ma vie ? Bonne question... Mais je n'étais pas en état d'y réfléchir.
Je baillais, de fatigue ou de lassitude sans me soucier de l'intrus. Quand il se mit à bouger j’eus un léger réflexe de recule. C'était sans doute dû au peu d'instinct de survie qu'il me restait. Il alluma la lumière dont la violence m'obligeait à me protéger les yeux le temps qu'il s'habituent à cette soudaine clarté.
Quand je peu voir à peu près correctement je m’aperçus qu'il était toujours à côté de la porte. Il m'observait sans bouger. Jusqu'à maintenant je n'avais pas vraiment prêté attention à son visage que je n'avais pas eu l'occasion de voir de près.
Il était brun comme l'autre mais plus costaud, plus grand et plus massif. Son visage n'était pas aussi dure, il portait une importante cicatrice sur le côté droit du visage. Tout à coup je réalisais que je connaissais ce visage, ce regard m'était même familier. Il n'y avait pas de cicatrices mais je l'avais déjà rencontré. La question était : où l'avais-je déjà vu.
Je me mis à le fixer avec insistance en espérant que quelque chose me vienne en tête. Hélas, avec la fatigue et ce que l'on m'avait fait subir ma capacité de réflexion était celle d'une huître.
Ne voulant pas provoquer une autre séance de torture je ne dis rien. J'avais baissé la tête n'ayant rien à espérer ou à faire.
C'est ce moment-là qu'il choisit pour s'approcher de moi. Il avait toujours ce pas lent et assuré et plus la distance qui nous séparaient s'amenuisait plus mon cœur battait vite. Quand il fut à seulement quelques centimètres de moi je fermais les yeux, la tête toujours baissée. J'avais cessée de respirer et j'attendais qu'il m'assène le coup de grace.
Au lieu de ça je senti qu'il me posait la couverture sur le épaules qui me fit frisonner car ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Surprise je me redressais en le regardant s'accroupir devant moi.

Homme à la cicatrice : Sais-tu qui je suis ?

Même si son visage me disais quelque chose je ne savais pas qui il était. Alors d'un signe de tête je lui fis signe que nom. D'autre part c'était sans doute un piège, peut-être cherchait-il à savoir si je pourrais éventuellement le dénoncer à la police.

Homme à la cicatrice : Comment t'appelles-tu ?

Lorsqu'il prononça cette phrase mon cœur s'emballa à l'idée d'avoir droit à une nouvelle séance de bassine. Je ne savais pas quoi faire. Alors, comme de toute façon j'avais une chance sur deux de donner une réponse fausse et d'être à nouveau torturée je tentais de me jeter sur lui pour le pousser et me sauver à nouveau.
Hélas, j'étais aussi faible que lui fort et rapide et je me retrouvais plaquée contre le mur sans comprendre comment j'étais arrivée là.
Il semblait calme et il me fixait. Je sentait qu'il allait dire quelque chose mais il se retenait.


Keyla : Je vous en prie laissez-moi partir. Je ne vous ai rien fait, je veux vivre, je vous promet que je ne dirait rien.

Je parlais sincèrement, en espérant qu'il me laisserait. Au lieu de ça il me maintenait fermement contre le mur sans toutefois me faire mal comme l'autre type. Il soupira et ses yeux changèrent, il y avait une lueur dorée qui en émanait. C'était quelque chose d'à la fois étrange et rassurant sans que je comprenne pourquoi.
Je le fixais perdue dans mes pensées. Ce visage, ces yeux, cette voix, cela était loin de m'être inconnue, c'était plutôt familier. Je ne savais pas pourquoi mais ce que je voyais me faisais penser aux rêves que je faisais depuis quelques temps. Comment une personne que je ne connaissais pas pouvait apparaître dans mes rêves ? Ne serais-ce pas de simples rêves mais des souvenirs de mon enfance ?


Keyla : Pourquoi je vous ai vu dans mes rêves ? Qui êtes-vous ? Cette maison en pleine campagne et ce feu d'où ça vient ?
Je deviens folle !


Après ces quelques mots il me lâcha, il semblait triste mais pourquoi ? D'ailleurs moi aussi j'éprouvais aussi de la tristesse. Serais-je victime du syndrome de Stockholm quand les victimes deviennent « amies » avec leur ravisseurs ?

Homme à la cicatrice : Si tu te rappelle de ça tu sait quel est ton nom et quel est le mien. Tant que tu ne m'auras pas dit comment tu t'appelle vraiment je ne pourrais rien faire.

Keyla : Je...
J'ai déjà donné un nom à l'autre taré, c'est ça que vous voulez ?


Il eut comme un léger sourire quand j'avais qualifié son complice de taré. Cet écart de langage aurait pu me coûter chère mais il n'en faisait rien. C'était de plus en plus étrange.

Homme à la cicatrice : Pas forcément. Le nom que je cherche est celui qui te semble le plus vraie pour toi.

Keyla : Vous êtes fou...
Au plus loin que je me souvienne je me suis toujours appelée Seweeney et il faut que vous m'enleviez et que vous me torturiez pour que je me souvienne de choses oubliées sans que je sache pourquoi dont un autre nom et une autre famille.
C'est...
Je ne sais pas, je ne comprend pas.
Dans les rêves que je fais depuis quelque temps j’entends Adams mais qu'est-ce que ça veut dire.
Je n'ai pas été adoptée, mes parents sont mes vraies parents et je ne crois pas en la réincarnation. Vous me faites une tentative de lavage de cerveau ?
word count: 1427

Avatar du membre
James Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par James Adams »

Notre marge de manœuvre était mince et le temps nous était compté. La lune serait pleine dans à peine 2 jours et Keyla n’avait pas encore retrouvé la mémoire. Malgré mes réticences j’avais accepté le plan d’Henry qui consisté à forcer son esprit à fouiller dans son passé pour casser le blocage que ses fameux gentil parents avaient pris soins de créer à l’aide de psychotrope et de charmes dont il nous manquant de trop nombreux détails.
La dernière fois que je l’avais vu, elle avait 6 ou 8 ans. Aujourd’hui elle en a 16 et quand je pense à tous ce que j’ai raté dans sa vie je suis partagé entre la colère et le désespoir. Et regarder Henry torturer ma fille était intenable. A plusieurs reprises j’ai failli craquer et lui sauter dessus pour la protéger. Mais il fallait que je reconnaisse que c’était efficace. Elle commençait à se rappeler de certaines choses et c’était ce à quoi je me raccrochais.

Etant arrivé là où il voulait, c’est-à-dire lui faire prononcer notre nom il me céda sa place en respectant le scénario établi pour qu’elle le considère comme l’ennemi et moi l’ami. La technique de gentil flic / méchant flic était valable dans de nombreuses circonstances.
En passant à côté de moi Henry me lança un regard rassurant mais ne dit pas un mot comme s’il sentait que j’étais à eux doigts de lui sauter à la gorge. Il était retourné dans la salle centrale de l’usine qu’il avait aménagé pour que nous ayons te ce dont nous avions besoin sans sortir d’ici. Il devait préparer la suite du plan dont je ne connaissais que les principales lignes.
Pour le moment je devais la rassurer, la pousser à parler de son enfance en douceur pour qu’elle se rappelle de moi.

J’avais commencé par entrer doucement dans la pièce où Henry l’avais torturé en essayant de la noyer. J’étais comme paralysé en voyant les traces d’eau sur la sole et ma fille trempée, terrorisée tremblante de froid et de peur.
En douceur et lentement, je m’approchais d’elle. Quand elle me parlait je sentais qu’elle craignait que je ne la tue. Si seulement elle savait… Si seulement je pouvais la serrer dans mes bras et lui dire simplement ce qu’il en était. Je ne pouvais que serrer des dents et laisser faire.

Je lui avais posé la couverture sur le dos pour qu’elle se réchauffe un peu. Pour reprendre les mots d’Henry, il fallait alterner punitions et récompenses. Comme elle avait prononcé, son nom de famille même si c’était insciemment, elle méritait un peu de réconfort.

Elle parlait de ses rêves, d’une maison à la campagne et du feu. Pour moi il s’agissait de la nuit de son enlèvement. Le soir où sa mère a été assassinée. Elle croyait devenir folle mais ce n’était pas le cas. Je la laissais parler car mon but était de lui faire dire le plus de choses possible.
Elle était assise le dos collé au mur enroulée dans la couverture. Je l’imitais tout en gardant une certaine distance pour ne pas la menacer.


Et si tu ne cherchais pas à comprendre et tout simplement laisser faire ton esprit ? Tu as parlé de choses oubliées. Que penses-tu avoir oublié ?
Adoption, vraie parents, réincarnation… Que te dis ton cœur ?


J’essayais de l’aider à se calmer tout en la poussant à faire appel à son subconscient. Il n’y avait qu’elle qui pouvait se sortir de là. Le savait-elle ? Je ne pense pas.
word count: 644

Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Je ne savais plus quoi penser de cette histoire. Les deux types étaient trop étrange, soit ils ne savaient pas ce qu’ils allaient faire de moi soit ils s’amusaient de moi. La seconde solution était la plus probable et la plus dangereuse car cela voulait dire qu’ils allaient me faire souffrir le plus longtemps possible pour leur plaisir de sadiques. Il était certains que j’avais aucune chance de m’en sortir vivante. Bien que je n’acceptais pas ça je ne pouvais rien y faire.

Le balfré, c’est comme ça que je les différenciais faisait le gentil. C’était évident et vexant à la fois car ils me prenaient pour une idiote. Bref, le deuxième type me parlait en douceur en me disant que je devais laisser parler mon cœur. Mais pourquoi faire…
Parler de rêves qui ne sont que des rêves ou plutôt des cauchemars. C’est ridicule. J’avais besoin de temps et surtout de repos. L’avoir en face de moi était très dur à supporter.

Sans le vouloir je laissais échapper quelques sanglots. La fatigue, les nerfs et la peur me faisaient perdre peu à peu le contrôle. Je tachais de me reprendre sur le champ en essuyant les larmes de mes jours d’un revers de la main.


S’il vous plait…
Je ne vous ai rien fait de mal pourquoi vous me faites-ça… Ne me tuez pas.


Ca ne servait à rien. Il était assis là en face de moi. Comme s’il attendait quelque chose de moi mais je ne savais pas quoi. Un mot de passe, un mensonge…
Il me demandait ce que me disais mon cœur… Bonne question. A part tenter de comprendre ce que ces tarés me veulent mon cœur lui il bat la chamade… Bien sûre que c’est une métaphore mais vu la situation elle est déplacée.

Monsieur, je ne sais pas ce que vous voulez…

Je fermais les yeux l’espace d’un instant en me cachant le visage derrière la couverture. J’avais besoin de souffler et j’espérais qu’il me laisse en paix assez longtemps pour que je me reprenne.
Hélas mon esprit n’était pas d’accord avec ça car mes cauchemars me revirent en mémoire de plein fouet. Il y avait des hurlements de bête sauvage mais pas de peur. Un monstre noir, proche comme familier et cette lueur dorée dans les yeux de cette bête, la même chose que ce que j’avais pu voir dans les yeux de mon tortionnaire.
Et puis toujours cette jolie femme brune qui m’appelait. Quand elle prononçait mon nom je ressentais un sentiment de sécurité et de douceur. Mais comment, pourquoi ?...
Et là le feu… Le peur, l’odeur de brûlé et les injections… L’oubli, le sentiment d’être perdue…

Tout à coup j’ouvrais les yeux. Il était toujours là. Il m’avait demandé ce que j’avais oublié. Mais avais-je oublié quelque chose, ou m’avait-on suggérer des souvenirs ? Comment pouvais-je faire la différence entre le vraie et le faux. Ils me faisaient douter. Ils allaient réussir à me rendre dingue. Comment pouvais-je lutter contre ça ?

Je le regardais, en essayant de me montrer courageuse. Ses yeux me faisaient peur mais je devais essayer de lui faire comprendre que je n’étais pas en mesure de lui donner ce qu’il voulait.

Mon cœur ne me dit rien. Je pense que vous essayez de m’embrouiller alors je ne dirais rien. Je n’arrive plus à démêler le vraie du faux…
word count: 625

Avatar du membre
Henry Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Henry Adams »

Dès le départ je savais que cette histoire puerait et que je passerais encore une fois pour le salopard de service. Il est vrai que j’étais bon à ce jeu-là. Ne pas faire de sentiments, aller droit au but sans se poser de questions. Mais ils s’agissaient tout de même de la famille. Ma famille. Bien que de nature distante je masquais assez facilement ce que je ressentais et j’arrivais facilement à mettre de côté le travail et mes émotions.
Toutefois, j’avoue qu’au cours de ces dernières heures j’ai eu un peu de « mal » à faire le sale boulot. Cette gamine n’y était pour rien dans l’histoire et me voilà entrain de la malmener pour la faire céder. Je me disais, oui, c’est pour son bien, on n’a pas le choix. Mais merde c’est qu’une gosse à la fin ! Comment peut-on se retrouver à faire ça non d’un chien.
En quittant la salle où j’avais tenté de noyer la gosse, je croisai mon frère, pas un regard, pas un mot, pas un signe. C’était mon plan, mon idée, et de toute façon nous n’avions pas le choix.
Je marchais dans le couloir d’un pas lent que résonnais à cause des flaques d’eau qui jonchait le sol en ciment. Ca puait la mort. Je m’allumais une cigarette le temps de rejoindre la pièce de vie d’où je pourrais surveiller ce qui se passait en attendant la suite des opérations.

Assis derrière mon écran je m’essuyais les mains avec une serviette tout en buvant un verre de whisky bon marché. Il était infect, mais nous avions privilégiés la quantité à la qualité.
La vidéo était de mauvaise qualité, mais avec la lumière on ne pouvait pas avoir mieux avec le peu de temps de préparation que nous avions. James devait faire en sorte de se rapprocher d’elle sentimentalement parlant pour lui faire retrouver la mémoire. La torture physique et mentale que j’avais exercé avait gratté la surface de la barrière mentale créée par ses parents adoptifs. Ils avaient fait du bon boulot. Mais ils oubliaient quelque chose d’important. La gamine est une Adams, une battante. Elle n’avait pas le choix.
Quand je voyais James essayer la douceur ça me faisait silencieusement rire. Lui qui est plutôt du genre à foncer dans le tas et poser les questions après. A devait être un exercice difficile. Mais ça avait l’avantage d’être honnête. Dans ses maladresses il serait touchant.

Le temps passait, le casque audio vissé sur les oreilles, je me fixais sur ce qu’elle disait, sa respiration et son comportement. Nous étions proches du but mais cela prenait trop de temps.
Dans le plan prévu nous avions convenu que James devrait jouer le rôle du protecteur, et que je serais le seul à improviser. La gamine bloquait sur un truc. Quoi ? Je ne pouvais pas le savoir. Dans les nombreuses discussions que nous avions eu au cours de la surveillance de sa famille nous avions remarqués qu’elle avait été totalement éloignée du monde surnaturel et nous en avions déduits qu’elle risquait d’être incapable de croire à certains souvenirs qu’elle pourrait avoir de James sous une forme plus… Poilue dirons-nous.
Alors, dans la partie qui scénario que nous allions entamer, c’est moi qui allait avoir le plaisir de faire peur, encore une fois à la gamine. Mais, le point positif de l’histoire, c’est que j’aurais l’occasion de m’amuser avec James qui ne pourrait pas bénéficier de l’avantage de la métamorphose. Même si j’allais faire semblant, James allait avoir mal.
Le moment était venu. J’ôtais mes vêtements et je me transformais complètement. Pour mettre tout le monde dans le bain, je fis un hurlement typique de notre espèce, suivi de grognements légers et répétés en marchant vers la pièce où ils étaient.
word count: 701

Avatar du membre
James Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par James Adams »

Ca n’avançait pas. Quoi que l’on fasse Keyla restait bloquée dans ses défenses et n’osait pas parler de ses souvenirs. Je sentais, ou plutôt, je savais que quelque chose se passait dans sa tête mais elle le refoulait. Toutes ses années passées à vivre dans un monde cartésien où tout est expliqué par la logique et la science. Un monde dans lequel la magie et le surnaturel est relégué à de simples livre et films. Jamais elle ne pourrait penser que l’étrange pourrait être possible.

N’ayant plus rien à dire je restais là à attendre qu’Henry passe au plan B comme prévu. Ça sera brutal, douloureux pour moi mais je m’en remettrais facilement et terrifiant pour Keyla. La psychologie n’avait pas marchée, nous allions devoir passer au réalisme. Pour Henry ça ne sera pas très compliqué tant qu’il se contrôlerait. Grogner, m’envoyer balader à travers la pièce et approcher de Keyla lentement pour qu’elle voie bien la créature qui n’est pas sensée exister. Nous savions qu’elle serait terrorisée mais nous n’avions pas le choix, et puis après tout ce que nous lui avions fait, un peu plus ou un peu moins ça ne changerait plus rien.
La grande question était si j’arriverai à jouer suffisamment bien la comédie pour feindre la surprise, la peur et ne pas suivre mon instinct en tentant de la protéger. Nous avions prévu de nombreux cas de figure et cacher du matériel pouvant être utile pour augmenter l’effet dramatique de la scène.

Je reconnu tout de suite le hurlement d’Henry. Sérieux, je me retournais vers la porte comme si je cherchais à savoir ce que c’étais et d’où ça venait. Rapidement, je jetais un coup d’œil à Keyla pour voir quel était sa réaction. Je ne dis rien pour ne pas prendre le risque de sur-jouer. Après tout, je ne suis pas acteur.
Par contre mon frère en faisait des tonnes. Il avançait d’un pas lourd et bruyant, il le faisait exprès pour que la gamine l’écoute car ça ne lui ressemblait pas.
Pour le moment je n’avais rien d’autres à faire qu’à attendre Henry et agir en fonction des réactions de Keyla. Le temps me paraissait extrêmement long.
word count: 412

Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Tout à coup un énorme hurlement de je ne sais quoi raisonna dans le couloir. Ça me paraissait animal, et assez lointain. Que faisait un animal dans ce foutoire ? Le balafré ne semblait pas savoir ce que c’était et semblait surpris. Je ne m’inquiétais pas pour lui car je me fichais bien de sa vie. Tout ce que je voyais c’était ma propre situation avec les deux tarés qui voulaient me faire un lavage de cerveau. Donc là c’est quoi un nouveau jeu à mes dépends ou un véritable problème qui va me tomber dessus ou leur tomber dessus. Tout ce que j’espérais c’est que le chien que j’entendais allait semer suffisamment la pagaille pour que je m’enfuie. Ou alors c’était la police ? Oui la police et leur chien qui suit la piste des personnes disparues ! Je sentais que je commençais à partir dans tous les sens et ce n’était pas forcément une bonne chose. Je devais avant tout garder mon calme.

Il y avait un bruit de pattes qui s’approchait de l’endroit où on se trouvait. Ca avançait lentement et le son produit lorsque les pattes touchaient le sol me faisait penser que l’animal devait être gros. Il y avait aussi des grognements. Ils étaient réguliers et ils n’avaient rien de canin. Peu à peu je commençais à me demander s’il s’agissait bien d’un chien et l’attitude de l’homme qui était avec moi n’avait rien de sereine. Je sentais comme un danger qui s’approche. Lentement mais sûrement.


Bordel mais c’est quoi ?! Lâchais-je sans vraiment le vouloir.
Je n’avais encore rien vu mais ça me faisait peur.

Puis une ombre se profila sur l’embrasure de la porte. Et elle se mit à grogner.


Image

Quand je réalisais que ce n’était pas une ombre je hurlais de terreur. Cette chose dont je ne voyais que la tête était gigantesque et toutes ces dents. Il devait y en avoir des milliers dans sa gueule. J’agrippais l’homme devant moi.

Je me casse !!! Hurlais-je tout en me levant. Mais je restais coincée où j’étais n’ayant pas de porte de sortie. J’étais coincée et j’allais me faire bouffer.
word count: 396

Avatar du membre
Henry Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Henry Adams »

Image
Tenir mon rôle était très simple. Je prenais même mon temps pour analyser la situation afin d’agir au mieux. Grogner, montrer les dents était quelque chose de simple. Ma forme actuelle était plus loup qu’humaine toutefois je pouvais me tenir debout étant plus un bipède qu’un quadrupède et j’avais gardé des mains quasi fonctionnelles. Par contre ma pilosité conduirait n’importe quelle esthéticienne au suicide. Mon visage était très marqué, très animal, parler m’était impossible et avoir des expressions faciales comme un sourire ne pourrait pas du tout être perçu comme tel.
Seul les aînés pouvaient gérer une apparence extrême comme celle-ci sans être dépassé par le côté animal. James et moi avions l’expérience et la force pour être à peu près nous-même sous ce type d’apparence. D’ailleurs mon frère arrivait à aller plus loin mais je ne trouvais pas cela très pratique. Je ne voyais pas en quoi cela pouvait être un avantage de se transformer en un chien géant incapable d’utiliser une arme. Ma forme actuelle était ma limite et je l’utilisais très rarement. Cet occasion était exceptionnelle et bien que sérieuse je m’en amusais un peu.
Je passais l’embrasure de la porte puis je m’arrêtais faisant mine de flairer ce qu’il y avait à l’intérieur tout en grognant. C’était un énorme cliché. En temps normal, j’aurais été très silencieux et quand à mon attaque, elle aurait été rapide. Il fallait que Keyla me voie bien, qu’elle se rende compte qu’une créature comme moi existait. Je devais faire en sorte qu’elle me regarde bien et qu’elle ait peur de moi. Je n’avais rien contre ça, mais je craignais que notre relation à venir souffre de cela.

James s’était levé à mon arrivée, il était silencieux afin de ne pas influencer la gamine. Notre « victime » était bien dans le ton. Son pouls battait la chamade, elle avait peur et ça se voyait autant que ça se sentait. Elle hurlait son désir de s’enfuir mais j’étais en plein milieu de l’unique entrée et sortie de la pièce. Quelle coïncidence !

Je fit un pas en avant avec lenteur pour plus de frayeur. Dans le plan je devais attraper mon frère et l’envoyer balader à travers la pièce. Il devait souffrir pour qu’elle ait peur pour lui afin de raviver son lien familial avec son père. Pourvu que ça marche.
word count: 446

Avatar du membre
James Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par James Adams »

J’étais donc entre Keyla et Henry, je les observais tour à tour pour agir au meilleur moment. La gamine paniquais et un « homme normal » ne pourrais pas et ne devrais pas s’attaquer sans armes à un monstre qui se trouvait près de la porte. Je saisis Keyla en faisant en sorte de ne pas croiser son regard. Presque aussitôt je la poussais dans un coin de la pièce où elle pourrait se cacher derrière des étagères.

Rèste cachée et tait-toi gamine ! Dis-je d’un ton sec et assez fort pour qu’elle entende. Il fallait qu’elle me fasse confiance, lui donner l’impression de la protéger était une bonne solution.

Après être revenu à ma position initiale face à mon frère qui pourrait faire peur à n’importe quel fan de film d’horreur. Je restais immobile les bras écartés comme si j’essayais de faire comprendre à un animal sauvage et stupide que ce n’était pas le bon chemin. Cette gestuelle aurait pu marcher avec un cheval ou un autre animal de ce type. Mais pas avec un prédateur face à sa proie.
Ce qu’elle ne savait pas c’est qu’Henry, en tant que loup-garou n’était pas un simple prédateur, il gardait toute sa personnalité et son intelligence avec un instinct de prédateur et les réactions qui allaient avec. Nous avions déjà fait cela quelques jours auparavant. Un entrainement nécessaire pour coordonner notre geste et les rendre crédibles aux yeux de Keyla.


Dégage de là saloperie ! Hurlais-je en direction de mon frère.
Les dialogue, ou monologue aurait pu être tiré d’un film d’horreur de seconde zone. Faire dans l’original dans une situation pareille n’était pas chose aisée.
C’est Henri qui devait bien se marrer. Quand à moi je redoutais le coup que j’allais recevoir car pas d’effets spéciaux et on devait donner dans le réalisme. Heureusement que je me régénérais rapidement.
word count: 348

Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Le barbu fit quelque chose dont je ne l’aurais pas cru capable. Il eut un geste protecteur envers moi. J’étais terrorisée et épuisée par la journée de torture que j’avais vécue. Il avait participé à cela et me demandait de me rappeler de chose impossible et maintenant ce monstre.
Pourquoi cet homme essayait de me protéger face à cette chose ? Il m’avait poussée dans un coin de la pièce où il y avait du bordel et des étagères en me demandant de ma cacher et de me taire. La force qu’il avait employée pour m’envoyer par-là ne me laissait pas la possibilité de faire autre chose.
Mon instinct me dictait une chose, me faire la plus petite possible et bien sûre me cacher. C’était tellement logique. Je me glissais dans un espace restreint mais je savais que ça ne me protègerait pas plus que ça.
D’où j’étais, j’arrivais encore à voir ce qu’il se passait. N’arrivant pas à fermer les yeux, intriguée et terrorisée j’observais l’homme et la créature. Cette chose était gigantesque et lui semblait vouloir s’interposer en lui hurlant de partir. Mais qu’espérait-il c’était un chien géant. Non.


Un loup-garou…
Dis-je tout bas sans m’en rendre compte.

J’avais déjà vu ça. Ca me faisais à la fois peur et en même temps familier. Cet homme risquait ça vie face à cette créature. Mais pourquoi ?
Mes yeux étaient rivés sur lui attendant, espérant qu’il puisse faire quelque chose bien que j’ai un sérieux doute.
word count: 286

Avatar du membre
Henry Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Henry Adams »

Le plan, il n’y avait pas que ça. Il fallait aussi savoir improviser. Toutefois ce n’était pas encore nécessaire.
Comme prévu, James tentais de s’interposer face à moi. Si seulement elle savait où elle était en état de comprendre ce que nous faisons elle en rirait. C’était un jeu pour nous et j’avais le meilleur rôle car pour une fois j’aurai le dessus face à mon frère.
Proche de lui je lui donnais un coup de « patte » qui le fit valser à quelques mètres. Le bruit sourd du choc quand il atterrit contre le mur aurait pu lui causer de sérieuses blessures s’il n’avait pas été comme moi. J’avais tout de même retenu mon coup pour ne pas faire trop de dégâts car le but du jeu n’était pas de faire une boucherie maison.
Par la passé nous nous étions souvent entrainés dans de différentes conditions. Cette situation me rappelait ces moments qui étaient plus ou moins bons. Pour avoir tenu les deux rôles, celui du loup et celui de l’humain, je savais quelle douleur un coup de ce type pouvait entrainer.
Je fixais James, tout en grognant. Je tenais bien mon rôle. En tant que bête sauvage je reniflais la pièce à la recherche de Keyla. A ce moment-là ma vision était différente de celle d’un humain. L’obscurité ne me posait pas de problème, toutefois les images étaient déformées ce qui rendait mon environnement quel que peut étrange. Elle était cachée dans un coin comme prévu. Ce n’était pas très efficace car elle était voyante et très peu protégée. Si elle avait été une ennemie il ne m’aurait pas fallu beaucoup de temps pour la trouver et la tuer.
Plus tard, si tout se passait bien, j’aurais quelques mises au point à faire avec la jeune fille. Elle avait tout à apprendre.

Je fis un pas en direction de James il semblait déguster. Heureusement qu’il se régénérait rapidement. Mais ce n’était pas le moment de faire dans les sentiments. Il fallait que je pousse la gamine à bouger pour débloquer son esprit.



word count: 385

Avatar du membre
James Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par James Adams »

Allongé sur le sol par une douleur intense qui me traversait l’abdomen je n’arrivais pas à me relever. Au moment du choc contre le mur j’avais senti craquer à l’intérieur et je craignais qu’une ou plusieurs côtes aient été un peu trop malmenée par notre plan.
Avec la douleur je trouvais que ce n’était peut-être pas une bonne idée. Mais nous ne pouvions plus reculer et il fallait que le plan marche. Je ne savais pas ce que faisait ma fille. Dans la position où j’étais mon champ de vision était plus que réduit et la masse imposante de mon frère cachait une grande partie de la pièce. Ma respiration était irrégulière et en voulant me redresser pour m’assoir je ne put m’empêcher de lâcher un râle de douleur. Si là ce n’était pas réaliste je ne vois pas comment je pourrais faire mieux.

Je regardais Henry dans les yeux. Son regard était aussi expressif que sous sa forme humaine, il était juste différent. C’était des détails que nous avions remarqués avec le temps. La majorité des gens ne s’arrêtaient qu’à deux choses : les crocs et la taille et là il était gâté par la nature.

Mon esprit me semblait un peu embrouillé, sans doute la douleur. Je pensais à ma fille qui était terrorisée et qui ne savait plus qui elle était. J’arrivais à entendre sa respiration et son cœur emballé.


Keyla… Sauve toi je t’en prie ma chérie…

Ma voix était faible et quel peut tremblotante à cause de l’émotion et de la respiration difficile. Après-coup je n’aurais peut-être pas dû lui parler dans ces thermes. Mais c’était fait, je ne pouvais pas revenir en arrière.
Henry grognait et faisait mine de la chercher à l’odeur. Je commençais à douter qu’elle m’ait entendu.


Sors-toi de là ! Criais-je comme je le pouvais.
word count: 345

Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Cachée comme je le pouvais, j’essayais de me faire le plus discrète possible en espérant échapper à la bête. Hélas j’étais assez réaliste sur mes chances de m’en sortir. Moi face à un animal de ce type, si gros, un super-prédateur comme le qualifierais mon professeur de biologie, ce n’était qu’une question de temps pour qu’il me repère et ne me tue.
L’un des inconnus, le plus vieux des deux, le barbus semblait vraiment vouloir me protéger. C’était une attitude que je ne comprenais pas après tout ce qu’il m’avait fait vivre avec son partenaire. Loin de moi de vouloir lui pardonner quoi que ce soit, je sentais qu’il y avait quelque chose chez-lui. Un sentiment ou un désir de sécurité bien que je sois totalement en danger de mort.
L’animal ne se déplaçait pas comme un animal normal, quelque chose n’allait pas mais je ne savais pas dire quoi. Soit trop lent, soit sa façon de fixer ou d’agir. Comme s’il réfléchissait à quelque chose. Je savais que les animaux avaient leur intelligence propre. Mais dans le cas présent, il y avait comme un côté humain. Cette pensée me paraissait complètement absurde et je la chassais aussitôt de mon esprit en mettant cela sur le dos de la fatigue.
Le brun face à la bête essayait de faire quelque chose mais quoi. En tout cas c’était une grave erreur car le monstre lui assenait un coup de patte assez puissant pour envoyer l’homme s’écraser contre le mure d’en face dans un bruit sourd. J’imaginais la douleur que cela pouvait provoquer. J’entendais à la fois l’animal qui grognait et reniflait et la respiration chaotique entrecoupée de râles de douleur de l’homme à terre.
Dans mon coin je serrais les montant verticaux de l’étagère derrière laquelle je m’étais réfugiée. Je fermais les yeux, ma respiration s’était comme arrêtée tellement j’étais pétrifiée de peur. J’entendais l’homme qui me suppliait de fuir en employant des mots anormalement proches et tellement connus. J’avais à la fois peur pour lui et pour moi, il me revenait en tête son visage plus jeune et souriant à côté de ma mère.


Mon père… Avais-je dit à vois basse sans le faire exprès. J’ouvrais brusquement les yeux, je réalisais quelque chose à laquelle j’avais refusé de penser pendant ces derniers mois. Tous ces rêves, ces inconnus, cette maison en flamme, la femme dont le visage me manquait tellement et me donnait tant envie de pleurer. C’était ma mère… Un nombre incalculable d’éléments me revirent à l’esprit. Des événements embrouillés commençaient à trouver tout leur sens. Comment avais-je pu être aussi naïve, oublier mes origines et me faire peur. Et la réaction de mes parents, enfin les autres ceux qui m’ont élevée et qui attendaient qu’un phénomène se produise. Ma vie n’était qu’une succession de mensonges et là, je me retrouvais près de mon père blessé par un être comme lui.
Oui je me souvenais de cette masse sombre aux yeux dorés qui était l’une des apparences de mon père. L’autre lui était hostile mais ce que je ne comprenais pas c’est pourquoi mon père ne se protégeait pas. J’étais trop jeune à cette époque, je ne savais pas comment toutes ces choses fonctionnaient. Mais je me rappelais.
Il restait de nombreuses zones d’ombres, tel que, pourquoi mon propre père m’avait-il fait autant de mal… J’expirais pour me concentrer, ce n’était pas le moment de penser à ces choses-là.
Un loup-garou nous attaquait du moins il essayait. Que pouvais-je faire pour retourner la situation ? Je ne suis qu’une adolescente, pas l’une des leurs et qui plus est une véritable empotée. Je me mis à regarder ce qu’il y avait autour de moi, sur l’étagère, et au sol. Il n’y avait rien. A part l’étagère. Je pourrais la pousser sur le loup mais après ? Courir était inutile, il était bien plus rapide et plus fort que moi. Seul mon père pouvait nous protéger et il n’était pas en état de le faire. Du moins… Pour le moment… Il fallait que je gagne du temps.
Une barre de fer d’environ 1m de long était posée dans l’angle du mur. Je n’avais rien d’autre à part une série de mauvaises idées. Alors autant jouer le tout pour le tout.

Je rassemblais le peu d’énergie qu’il me restais pour pousser l’étagère qui n’était pas fixée au sol. Elle s’écroula sur le sol obligeant le loup à reculer. J’avais espéré que cela lui tombe dessus, mais avec les réflexes qu’il devait avoir ce n’était pas réalisable. Je saisi la barre de fer et couru près de mon père en tentant de frapper le loup qui nous était hostile.


Papa ! Dis-je émue.
Je suis désolée je… Je ne me souvenais plus, tout était brouillée. Je t’en prie lèves-toi !

La panique, était un état dans lequel j’étais depuis trop longtemps. Peu importe la manière dont se terminerait cette histoire je n’avais qu’une hâte : que cela cesse.
word count: 963

Avatar du membre
Henry Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Henry Adams »

Finalement le plan était le bon. Je fis demi-tour et les laissa là tous les deux. Ils avaient sans doute besoin d’un peu de calme et d’intimité.
Je retournais à notre « lieu de vie » tout en reprenant ma forme humaine. Il me fallait des vêtements et sans doute de quoi soigner mon frère. Sa blessure n’avait pas cicatrisé et ce n’était pas normal. Je pensais à de nombreuses choses qui pouvaient avoir cela comme conséquences. James m’avait paru fatigué, mais pas au point de ne plus être en mesure de se défendre comme dans le passé. Toutes ses années de solitude à pleurer ce qui lui avait été enlevé de la sorte l’avait sans doute choqué plus profondément que je l’avais cru.
Finalement la gamine n’était pas la seule à avoir besoin d’aide. Retourner là-bas avec un la trousse de premier secours ne faisait pas partie du plans et je me demandais quelle serait la réaction de Keyla en me voyant revenir.
Bien que je ne sois pas du genre timide, ni à me poser trop de questions, tout ce bordel frôlait l’aliénation mentale. Une fois habillé, le sac sur l’épaule je fis le chemin inverse d’un pas léger presque silencieux tout en tendant l’oreille pour savoir ce qu’ils se racontaient. Je ne voulais pas interrompre une discussion qui aurait pu être importante.
Je m’arrêtais à quelques mètres de la porte, immobile et silencieux attendant le bon moment pour porter secours à mon frère.
word count: 267

Avatar du membre
James Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par James Adams »

Finalement l’honnêté dans la manipulation était le bon déclencheur. Il aura fallu que mon frère me blesse plus gravement que prévu pour que ma fille retrouve la mémoire. J’ai espéré ce moment pendant des semaines sans cesser de penser à tout ce que j’avais manqué. Dès cet instant je commençais à croire que je pourrais peut-être rattraper le temps perdu ou tout simplement profiter de ma fille et apprendre à la connaitre.
Alors que la première parole qu’elle prononçait à mon sujet était des excuses je pris quelques instants pour la regarder. C’était la première fois depuis que je l’avais retrouvée que son regard n’exprimait pas du dégout, de la peur ou de la haine. Les grands yeux bleus de ma fille me voyaient enfin. Je ne sais pas comment qualifier l’état dans lequel je suis, un mélange de paix et de satisfaction.
J’essayais de me redresser tant bien que mal mais la douleur m’empêchait de faire quoi que ce soit. James était déjà parti faire je ne sais pas trop quoi. Il n’y avait plus que nous deux. Je savais qu’elle était épuisée mais il y avait des choses que je devais lui dire tout de suite. Je ne pouvais plus attendre. Comme si es mots me brûlaient intérieurement.


Non ne le sois pas tu y es pour rien.

Parler faisait mal dans tous les sens du terme. J’avais besoin de reprendre mon souffle.

C’est… Ceux qui nous traquent depuis la nuit des temps qui ont fait tout ce mal. Toi, t’étais une gamine, sans défenses.
Maintenant nous sommes-là pour toi, pour te protéger. Je ne sais pas de quoi tu te souviens, ni s tu sais qui nous sommes…
Il va falloir que tu nous fasses confiance car tu n’es pas totalement sauvée, le temps presse.


Bien que silencieux j’avais entendu mon frère revenir. Le déséquilibre dans sa démarche m’indiquait qu’il devait porter quelque chose. Il attendait à côté de la porte. L ne voulait peut-être pas nous déranger dans nos retrouvailles.
Je tentais de lui caresser les cheveux mais je ne pus lever le bras la douleur étant trop forte.


Je regrette ce que nous avons été obligés de te faire. Chaque moment que tu a vécu ici m’ont fait terriblement mal et nous n’y avons pris aucun plaisir. Mais il fallait absolument que tu te réveilles.

Je fixais la porte.
Entre Henry…
Ma voix était bien trop faible et je ne guérissais pas. Ce n’était pas normal.

Keyla, voilà Henry mon petit frère, ton oncle. C’est un bon acteur dans son genre. Il peut être un véritable enfoirée mais tu peux lui faire confiance.

Une quinte de toux me coupa le souffle et je commençais à avoir du mal à respirer. Je sentais le goût du sang dans ma bouche et cela m’obligeais à réaliser que ma blessure était des plus sérieuses.
Je commençais à voir des point lumineux puis plus rien.
word count: 544

Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Tout cela était finalement une mise en scène pour que... Pour que je retrouve la mémoire... J’avais du mal à saisir toutes les informations et les enjeux qu’il y avait dans cette affaire. Selon les termes employés par mon père le temps pressait mais pourquoi ? Il y avait tant de questions qui me venaient à l’esprit. Mais vu son état je ne dis rien. Je restais à ma place attentive. Son complice de kidnapping et grosse bête était donc mon oncle. C’était la première fois que je le voyais. Il n’etait jamais venu à la maison. Ma vraie maison.

Mon père lui disait d’entrer car il était là bien que je n’ai ni remarqué sa présence ni entendu revenir.



Pourquoi cette urgence il y a un problème ?
Et toi?
Je ne me souviens de peu de choses car j’étais petite mais tu n’es pas sensé être... Fort?



Quelque chose n’allait pas... Je lui tenais la main inquiète, attendant que mon oncle fraîchement rencontré et terrifiant vienne le soigner.
word count: 185

Avatar du membre
Henry Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Henry Adams »

James avait jugé bon de faire les présentations pendant mon absence le temps que je prenne de quoi soulager James. Il lui avait donc dit que je pouvais avoir l’air d’un enfoiré mais que j’etais quelqu’un de bien. C’etait une description un peu simpliste mais assez juste à vraie dire.
Je ne faisias pas vraiment de cas de la vie des autres et de ce qu’ils pensaient de moi tant qu’ils m’etaient utiles. Par contre il ne fallait pas toucher à là famille. C’etait quel que cjose de sacré pour moi.

Suite à l’invitation de mon frère j’entrais dans la piece sans attendre. Bien que je ne le montrais pas j’etais inquiet. James avait toujours été costaud, bien plus fort et resistant que moi.
Je posais mon sac près de lui tout en me baissant.
La gamine lu tenait la main visiblement inquiète. C’eyait une bonne chose mais j’allais être obligé de la deranger.


Gamine, il faudrait que tu te pousse un peu je dois examiner ton père.

Ne pouvant pas attendre qu’elle reagisse je la pressait un peu.
Une fois le champs libre je decirais la chemise de mon frère pour accéder à son thorax pour voir quels dégâts j’avais causé.
Je le bougeai délicatement pour l’allonger sur le dos.

Je verifiais s’il y avais des entailles des traces d’echimoses ou autre. Je craignais une importante hémorragie interne. Il n’etait pas nécessaire que j’explique à James ce que j’allais faire ou ce que j’attendais de lui. Nous avions déjà fait cela à de nombreuses reprises.
Je passais en revue des éléments precis de son anatomie. Rapidement je détectais plusieurs cotes de cassées mais ce n’etais pas assez pour qu’il soit dans ce état. Pris d’un doute je testais ses reflexes au niveau des membres inférieurs et rien... Je compris alors ce qu’il se passait. Un vertebre ou plus avaient dû être touchées lors de notre affrontement. C’etais le genre de dégâts long à guerire mais pas mortel. Il allait falloir être patient et attendre qu’il soit en état de bouger.


Desolé frangin je crois que cette fois je ne t’ai pas raté .
A vue de nez je dirais 3 cote et une voir deux vertèbres lombaires. Va falloir que tu te repose ici le temps que tu puisses marcher.
Ca ne te fera pas de mal de te poser un peu. Ca fait trop de temps que tu t’uses.


Je me relevais regardant la gamine et son aire inquiet. Je ne savais pas quoi lui dire. Après tout ces histoires ce n’etait pas mon truc.

Je vais vous ramener de quoi vous poser un peu mieux ici et un peu de bouffe. Vous avez une mine à faire peure.
word count: 496

Avatar du membre
James Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par James Adams »

Elle s’inquietait pour moi c’etait mignon et ça m’allait droit au coeur. J’avais trop mal pour lui répondre et je préférerais garder mes forces pour plus tard. Elle me tenais la main et j’aboue que j’appreciais la douceur et le chaleur de sa main.

Quelques instants plus tard Henry arrivait et eloignais doucement ma fille pour avoir la place nécessaire pour m’examiner. En me tournant pour voir je ne sais pas trop quoi une douleur vive me traversa qui me fit gemire de douleur. Je le laissais faire n’ayant pas d’autres options.
Au bout d’interminables minutes il posa son diagnostic : cotes et vertèbres cassées. C’etait pas de bol... J’allais en avoir pour plusieurs jour pour m’en remettre.

Henry s’eclypsa rapidement disant nous ramener de quoi nous installer. Bonne idée et de toute façon pas d’autre choix que de faire ainsi. J’attendais quelques instants puis je decidais de parler à ma fille sans attendre. Il fallait qu’elle sache quel était l’urgence la concernant.


Keyla, approche toi. Lui dis-je tout en lui indiquant avec la main de s’assoir près de moi.

Ecoute...
Je te disais qu’on avait peu de temps.
Et je vais te dire pourquoi. Il faut que te saches pour te faire a l’idee Pour que ça se passe le mieux possible.
Je sais que tu as dû remarquer des choses, des changements chez toi. Et bien c’est normal c’est notre don, ta veritable nature qui doit faire surface. Il faut que ca se fasse avant ton anniversaire. Cela aurait déjà du se produire mais tes kidnappeurs on bloquer ça en te drogant.
Je t’en dirais plus demain. Pour le moment tu dois dormir un peu et moi aussi.


FIN

word count: 314

Avatar du membre
Keyla Adams

De l'ombre à la lumière - passé de Keyla

Message par Keyla Adams »

Laisser faire etait la bonne chise à faire pour le moment. Je m’ecartais pour que mon oncle, il fallait que je me fasse à cette idée, soigne mon père. Les deux semblaient assez complice comme moi et mon petit frère d’adoption.

Quelques instants plus tard le voila parti laissant mon père ou il était expliquant que ça irait mieux dans quelques temps. Il finirait donc par guérir.

Mon père me demanda de m’assoir près de lui ayant quelque chose d’important à m’expliquer. Je m’executais en faisant attention de ne pas le toucher puis ecoutais ces parolles.
Il me parlait de changement en moi que j’avais sans doute remarqué. Je lui fit un signe positif de la tête. En effet j’avais eu assez peur en voyant mes yeux ou ma mains prendre un aspect inedit. Selon ces dirs c’était normal. Et d’autres choses devraient arriver dans les jours prochains.

J’aurais eu des questions à lui poser mais il coupa court à la discussion en me disant qu’il etait temps de dormir.
En effet j’étais épuisée mais ces dernières révélations attisaient ma curiosité et l’envie d’en savoir plus. Résignés je ne dis rien et alla me blottir contre le mure en béton pres de lui. Je regardais son visage cherchant des souvenirs qui pourraient éventuellement me revenir.
Sans m’en rendre compte la fatigue l’emporta sur les émotions et je m’endormais a l’endroit même ou je m’etais assise.


FIN
word count: 267

Répondre

Retourner vers « Passé »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité