Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 26 janv. 2021 15:17
par Tony Stark
Je déabulais dans la base. Avec une chemise d’hopital et en dessous, une combinaison collante. C’était très drôle, mais assez désagréable. J’errais, sans but, dans les couloirs de la base. Me faisant plutôt discret, je traînais la poche de liquide que j’avais sous perfusion avec moi. Je n’étais pas complètement fou. J’avais eu des brides, des échos de conversation. Comme quoi, on m’avait extrait juste après ma « mort » contre Thanos, pour être amené ici et tenter de sauver l’humanité. C’était normal. N’importe qui aurait pensé à moi pour sauver le monde, je n’étais bon qu’à ça..
Alors qu’un groupe de gens arrivait, je me collais à la paroi froide de la base. Hors de question de se faire repérer aussi rapidement. Bien qu’encore faible, j’arrivais quand même à plutôt bien me déplacer.
Je devais savoir. Je devais comprendre. Et par moi même. C’était peut être la vérité, que j’avais entendu. Mais c’était aussi, peut être une machination d’un super criminel. Ca ressemblait bien à l’Hydra de faire tout ça. C’était cohérent. Et je devais en avoir le coeur net. Glissant dans la base, je ne trouvais rien d’intéressant. Bon nombre de portes demandaient une accréditation et je n’en avais pas. Je devais d’abord trouver des vêtements, puis un pass. Et ensuite j’aviserai. Je ne fonctionnais que dans l’urgence. Mais d’abord, il me fallait des armes. Ou du moins, comprendre le monde dans lequel j’étais.
Sans plus attendre, j’ouvrai une commande étrange, avec un boitier métalique, sur les parois de la base. Intrigué, j’observais rapidement les détails de la technologie. Prises. Cables. Source d’énergie. Tout ça ressemblait beaucoup à mon monde, et j’étais rassuré. Mon premier réflexe, fut d’enlever la carte mère de l’installation et de récupérer quelques câbles électriques. Ensuite, je récupérai une autre partie, que je ne connaissais pas pour l’étudier.
Tout mon bazar sous les bras, je poursuivais ma route. Enfin, j’aurai aimé.
Un homme était face à moi, et il me regardait étrangement. Je haussais un sourcil de surprise.
« Quoi ? Tu as jamais vu un homme perdu de ta vie ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Pourquoi tu ne souris pas ? Un mec dans une chemise d’hôpital, ça fait toujours rire non ? »
Je fronçais les sourcils. Quelque chose clochait avec ce mec. Doucement, je déposais par terre la carte mère et les câbles que j’avais dérobé et je levais les mains. De toute évidence j’étais fait comme un rat.
« Ok ok ! Je me rends. Mais il faudra repenser la technologie ici. Tout date des années 80. Les Rollings Stones n’étaient encore que dans la fleur de l’âge tu vois. Mais t’as pas l’air d’avoir connu. Tu es plus du genre The Who. Ou même, Ed Sheeran. T’es plus jeune quoi. Faut vraiment que je vois tout ça. C’est pour ça que vous m’avez fait venir ? Pour refaire la déco ? J’ai un prix. Tout à un prix. Et le miens est élevé. »
Oui, je parlais beaucoup, même sous l’effet de la fatigue. C’était comme ça. Je débordais toujours d’énergie. D’ailleurs en parlant d’énergie, il m’en fallait. Pour construire des trucs. Comme une armure. Et me tirer d’ici.
« Tu sais pas ou je pourrais 1,21 gigowatts d’électricité, des cables, de l’acier, et un ordinateur ? Un vieux suffira. Même des années 80. »
Et je recommençais. J’avais toujours mes travers. Mais j’étais Iron Man. Et sans armure, sans technologie, sans argent, je n’étais que Tony Stark. Mais qui fallait il plus craindre des deux ? Je m’étais toujours posé la question.
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 26 janv. 2021 20:10
par Marcus Wright
J’étais de garde ce jour-là et on venait de ma signaler par radio qu’un patient venait de se faire la belle. Ce n’était pas n’importe quel patient, c’était le fameux Tony Stark dont plusieurs camarades venant d’autres univers m’avaient parlés. Un géni de la technologie et bien plus encore doublé d’un meneur d’homme avec d’autres qualité mais ayant tendance à abuser de la fête, des filles et un égo démesuré.
Je n’avais pas eu tous les détails mais il avait été gravement blessé et soigné par nos grands spécialistes. Je me demandais s’ils lui avaient dit où il était et comment il était arrivé là. Connaissant certains scientifiques et leur délicatesse ou inhumanité, je penchais sur le : « il ignore tout ». Du coup je choisis d’y aller mollo si je le retrouvais pour ne pas le brusquer ou le mettre en colère ne sachant pas vraiment de quoi il était capable. Bien que je sois en partie une machine et que j’ai côtoyé un grand nombre de personnes avec des capacités. Les personnes extrêmement intelligentes sont toujours les plus redoutables.
Après avoir fureté dans les couloirs et découvert un boitier de commande vampirisé je compris que j’étais sur la bonne voie. J’étais vêtu simplement refusant de porter un quelconque uniforme. Mon côté ancien condamné à mort m’avait donné une aversion pour les uniformes. Un jean, un T-shirt et une arme paralysante clipsée sur mon holster de cuisse me suffisaient. Vu où nous étions nous n’avions pas le droit à des armes à projectile à cause du risque de dépressurisation. Pas besoin de blousons ou autre. De toute façon le froid que je ressentais n’était qu’une information et pas vraiment une sensation. Avec le temps j’avais apprès à faire la différence et le tri de ce à quoi je devais tenir compte ce qui me rendais plus efficace quand il le fallait.
En remontant le couloir, je tombais sur le bonhomme en tenu d’hôpital. Il était facile à repérer. Sans oublier les pièces électroniques qu’il avait sous le bras. Plus louche, on ne pouvait pas faire mieux.
Je le regardais, silencieusement pour voir quelles pourraient être ses réactions et surtout pour ne pas l’agresser ou le mettre dans une quelconque détresse. Je n’avais pas encore appelé ses infirmières préférant le sécuriser dans un premier temps.
Quand il m’adressa la parole pour la première fois je me suis dit qui était ce rigolo. Puis je me rappelais les biographies que l’on m’avait fait lire avant son arrivée.
J’essayais de rester sur un ton neutre et concentré essayant de comprendre où il voulait en venir.
Lorsqu’il leva les bras comme si je le menaçais alors que je n’avais pas sorti mon arme je me demandais s’il blaguait ou s’il tentait de me jouer un mauvais tour. Je savais qu’il n’y avait personne derrière moi et que je devais être vigilent.
Monsieur Stark.
Gardez votre calme, je ne vous veux aucun mal et je peu vous expliquer ce qu’il se passe du moins les éléments qui sont à ma portée. J’avais légèrement tendu les mains vers lui dans un geste neutre et d’apaisement, sans armes pour lui montrer que je ne lui voulais aucun mal.
Je peu comprendre ce que vous ressentez pour l’avoir moi-même vécu il y a des années dans mon monde quand je me suis réveillé des décennies plus tard dans un monde détruit que je ne reconnaissais pas…
Je regardais autour de moi en me disant que cela devait être complètement différent de ce qu’il devait connaitre.
Humm…
Mon nom est Marcus Wright, comme vous je viens d’un monde parallèle à celui-ci.
Là vous vous trouvez sur ce qui s’appelle la Base Lunaire Alpha. Qui est le seul refuge des survivants de cette Terre qu’un ennemi inconnu, enfin, moi je dirais un groupe d’ennemi essaient de chasser de la planète.
Années 80… Je sais pas. D’ailleurs je me fiche un peu de quand ça date tant que ça fonctionne. On retape cette base depuis qu’on est dessus. Nous sommes arrivés en urgence.
Il me parlait de groupe de musique, mais certains ne me disaient pas grand-chose. Si discuter de tout et de rien le tranquillisait et évitait une panique où je serais obligé de l’immobiliser par la force ça m’allait. Toujours à ma place dans une attitude de non-agression.
Je préfère AC/DC…
Pour la raison de votre présence ici…
A priori vous étiez mourant et nos scientifiques étaient en mesure de vous sauver. Et vous voila ici. Après le reste je ne sais pas. Ce n’est pas mon job.
Je suis plus… Une sorte de soldat.
Il faut que je vous ramène à votre chambre. Les infirmière s’inquiètent.
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 27 janv. 2021 10:56
par Tony Stark
J’avais toujours les mains levés. Je l’observais. J’étais doué pour ça. J’observais, j’analyse, je déduisais, j’en tirai un concept des algorithmes et toute sorte de généralités. Ce qui ne m’allait pas c’était les variables aléatoires, et s’en était une. Sourcils froncés, je me contentai de l’observer plus en détail. Sa démarche, le ton de sa voix, ce qu’il disait. J’enregistrai tout comme un ordinateur, et je le fixai dans les yeux, cette fois-ci. Ce monde là avait été attaqué. Au final, ce qu’il me décrivait, ça aurait pu être le scénario de mon monde. Ca aurait pu être ma vie. Mais dans mon monde, ils m’avaient eu moi. Et ca c’était bien. C’était d’ailleurs pour ça, certainement qu’on était tous vivants. Et ils m’avaient fait venir ici pour… la même chose. Mes yeux se posèrent sur l’arme à sa ceinture.
« Les armes, quelque soit le monde et l’époque, elles existent hein ? J’ai toujours aimé les armes. J’en fabriquais. Puis je me suis mis à la philanthropie. C’est super, vous devriez essayer ! »
Tout en parlant, les mains en l’air, je tournai autour de lui. Finalement, j’étais arrivé quasiment contre la paroi. Si un soldat, ici, n’avait pas d’arme à balle, c’était qu’on était dans une base spatial. J’avais senti la gravité artificielle, et ça ne faisait que confirmer mes théories. D’ailleurs, il la confirma. Ils étaient sur la Lune. Mais quelle lune ? De quel monde ? Il me tendit la main. Je la regardais un court instant, mais je gardais les miennes bien en hauteur.
« Salut Marcus. Moi c’est Tony. Ok. On s’est présenté. On est cool alors Marcus ? »
J’avais baissé un peu mes mains. Mais je les gardais quand même devant moi, en cas d’agression. C’était Captain qui m’avait appris ça. D’ailleurs, où était-il ? Quand on avait affaire à ce genre d’Opération, il était toujours dans les parages.
« Je veux parler à quelqu’un de mon monde. Et de mon époque. Je viens de détruire Thanos, il y a quelques heures. Une menace aussi grosse que celle qui vous a fait autant de mal. Enfin j’en sais rien, mais les conséquences sont les même. C’est peut être pour ça qu’on m’a fait venir ici. Je veux vous aider, mais à une condition. Je veux ma femme, Pepper Stark, et ma fille, Morgane Stark. C’est tout. Vous m’avez fait venir, vous pouvez les faire venir. Elles ne sont en sécurité qu’avec moi. »
Ca, c’était la vérité. Elle n’était en sécurité qu’avec moi. Il valait mieux qu’elles soient ici, dans un monde apocalyptique, avec leur papa Tony Stark, qu’avec des inconnus, dans un monde où il avait rétabli la paix.
« Non, on s’en fiche pas mon gars. La technologie, c’est la base. C’est la superiorité de tous les mortels sur ce qui ne l’est pas. C’est le seul moyen que nous avons, pour vaincre des êtres qui surpassent les dieux. Crois moi p’tit. »
Là, j’étais honnête. C’était la seule chose qui pouvait nous sauver. Tous. Et s’ils ne l’avaient pas compris et qu’ils se contentaient de faire tourner un truc au diesel, ça n’allait pas être possible. Il fallait absolument que je prenne le contrôle des opérations. En mon absence, tout allait toujours de travers.
« Faut pas se moquer de ce genre de détails. Regarde. »
J’avais commencé à bidouiller la carte mère et j’avais débranché quelques cables pour les brancher ailleurs. En quelques secondes, je m’étais rapproché d’une autre porte verrouillée, et j’avais branché les cables dessus. L’instant d’après, la porte s’ouvrit, laissant l’occupant bouche bée. C’était les toilettes.
« Tu vois. Faille dans la sécurité. Et c’est la base pour survivre. Bonjour monsieur. »
Je jetais ce que j’avais construis par terre. Les mains sur les hanches, je vérifiais que ma perfusion était encore opérationnelle. J’étais pas docteur, mais le corps était comme une machine, c’était pas si sorcier que ça d’en changer.
« AC/DC ? Soldat ? Donc tu obéis en âme et conscience ? C’est très beau. Il en faut des gens comme ça. Mais faut aussi penser à toi mon gars. T’as l’air d’en avoir besoin. Tu transpires pas le bien être. Ca se voit à ta façon de marcher. Bien, je veux parler à un supérieur. Il me faut un peu de matériel. Et faut que je vois aussi ce que vous avez. Pour savoir où on va. »
Je voulais les aider, c’était certains. Mais je voulais ma femme, et ma fille. C’était la seule condition.
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 27 janv. 2021 18:40
par Marcus Wright
Il m’observait autant que je le faisais. Cela me faisait l’effet de jauger un adversaire que j’allais devoir attaquer alors que cela n’était aucunement mon intention. Il se méfiait de moi, c’était normal, et je devais faire en sorte de désamorcer la situation.
Quand il parla d’armes, je compris qu’il avait vu la mienne. C’était donc un ancien fabricant d’armes, cela m’était égal. C’était aussi le cas pour son histoire de philanthropie. J’étais à un concours de bites ou quoi ?
Je soupirais, est croisais les bras. Fini la posture d’apaisement. Ma patience commençait à s’épuiser et je devais faire des efforts pour rester compréhensif envers cet homme qui n’avait pas demandé à être ici dans un nouveau corps. L’espace d’un instant je me revoyais à mon réveil, sous la pluie battante, nu comme un vert couvert de boue ne comprenant ni ou j’étais ni pourquoi j’étais encore en vie. Bref c’était l’horreur et je me devais de l’aider.
Il me tournait autour et je le laissais faire tout en me demandant ce qu’il cherchait à faire ou voir. Il cogitait… Et je devais savoir où il en était. Ses réflexions à voix haute n’était qu’une partie de ses pensées j’en étais quasiment certain. Il était dangereux et je le savais.
Quand il eut enfin baissé les mains tout en les gardant en vue il me demandait si quelqu’un de son monde était ici. Bonne question. Je n’en savais rien.
Calmez-vous s’il vous plait vous me perdez dans toutes vos paroles décousues…
Je vais essayer de vous répondre mais je n’ai pas toutes les informations vous concernant.
Alors… Je me passais machinalement la main dans mes cheveux coupés court réfléchissant par quoi j’allais commencer.
Une personne de votre monde… Je ne sais pas. C’est la réponse la plus honnête que je peux vous donner. Je sais que vous faites partie des Avengers, il y en a eu ici. L’un de nos dirigeant se nomme Nick Fury mais il est d’ici je crois.
Je viens aussi d’un autre monde alors savoir qui vient d’où je ne pourrais pas vous le garantir. Je pense que quand vos infirmières jugerons que vous allez bien, vous serez accueilli en bon et due forme par Fury et Bridger. Deux vieux soldats qui ont de la bouteille et sont plutôt honnêtes.
Thanos… Connais pas…
Nous ne savons pas qui nous attaque si c’est vraiment un « qui ». En fait cette terre s’en prend plein la gueule depuis 2012 avec une trève de 7 ans je crois. Là ils ont eu le coup de grâce avec des rochers qui rendent la vie aux humains impossible sur la planète. Le reste, les animaux et les plantes ne sont pas touchées.
Pour ce qui est de la venue de votre famille ici, voyez ça avec les bosses. Je pense que c’est possible, mais, perso, ma « famille » je préfère les laissés dans mon monde ça crains mais moins qu’ici.
Quand il me disait qu’on ne se fichait pas de la technologie, il me fit rire. S’il savait… l’ironie de ma situation… Ce que je suis en réalité… Il le saurait bientôt et un type de son genre risquait de devenir un vraie gluant à vouloir savoir de quoi je suis fait, comment je sens les choses et j’en passe. Non, je ne lui dirais rien et je ferais en sorte qu’il ne sache rien de moi.
Ce que je suis en réalité sous cette peau humain ne regardais que moi et ceux en qui j’avais confiance.
Vous pensez ce que vous voulez de la technologie. En ce qui me concerne, il y a des choses dangereuses qui ne devraient pas être créées. Certaines technologies font plus de mal que de bien.
Je le regardais droit dans les yeux, je ne cachais rien. Vu son intelligence je me doutais qu’il détecterait mes mensonges et je perdrais le début d’échange que nous avions en ce moment. Je voulais le ramener avant tout à l’infirmerie avant qu’il ait des complications.
Il tenait une poche à intraveineuse et je sentais qu’il commençait à faire froid. Je ne frissonnais pas et j’avais encore moins la chair de poule. J’avais bloqué ces fonctions que je considérais comme des détails il y a longtemps pour éviter de gaspiller inutilement de l’énergie et libérer le processeur intégré dans mon cerveau. Je souris légèrement en repensant à Blair et surtout à Star que j’aimais taquiner en jouant avec les systèmes mimétiques qui me faisait paraitre plus humain que je ne l’étais en réalité. Elles seules arrivaient à voir celui que j’étais réellement à l’intérieur passant outre l’horrible machine qui faisait partie intégrante de moi.
Quand il me parla à nouveau, me montrant un truc je repris mon sérieux. Essayant de l’écouter.
Hey ! M’exclamais-je lorsqu’il ouvrit une porte en la bidouillant.
Arrêtez de tout bidouiller. Vous croyez qu’on s’amuse en essayant de maintenir cette station en état de marche ? Nous n’avons pas de moyens indéfinis. Ce que vous cassez, on ne peut peut-être pas le remplacer.
Oui on a besoin d’aide de génie de votre genre et on ne vous veut aucun mal bien au contraire. Mais s’il vous plait reprenez-vous, arrêtez de faire votre… Je ne sais pas quoi et suivez-moi à l’infirmerie. Il commence à faire froid et ça serait idiot que vous tombiez malade si tôt après avoir été réanimé.
Merde j’avais perdu patience. Je soupirais, ce n’était pas contre lui mais par déception envers moi. Il avait lâché son bidouillage et s’intéressait à moi. Mauvais plan. Je devais éviter ce type comme la peste.
Quand il conclut que j’étais du genre à obéïr quand on me donnait un ordre. Il se trompait. Devais-je répondre… Non… Et merde… J’étais déjà en train de sourire de manière narquoise. Je m’apprêtais à lui fiche un peu la trouille espérant le faire me suivre.
Vous partez vite en conclusion et même en manquant d’informations vous me juger en faisant fausse route.
Ici on peut me considérer comme un soldat c’est pour faire simple. Meurtrier devenu résistant, j’ai passé 5 ans à combattre les Terminator de Skynet en vain. Je fais ce qu’il faut quand il le faut.
Si ce monde s’en sort j’y ferais venir mes proches et frères d’armes en espérant qu’ils ne se soient pas fait tués.
Quand à ma santé, elle est parfaite et cela ne vous regarde pas.
Pour toutes vos demandes nous les ferons ensemble quand vous serez sur votre lit au chaud. Généralement Fury rend visite aux nouveaux venus rapidement. Il se peut que vous l’ayez raté avec votre escapade.
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 28 janv. 2021 10:19
par Tony Stark
Nick Fury. Je l’avais regardé, les bras toujours devant moi, mais je m’étais arrêté. Ca avait quelque chose de rassurant et de moins rassurant à la fois. Je connaissais Nick Fury. D’ailleurs, je considérai que c’était peut être le seul homme aussi intelligent que moi dans mon monde. Mes yeux se plissèrent un peu et je me contentai de répondre simplement :
« Nick Fury ? Honnête ? Je crois que je vais devoir te faire des cours de rattrapages. Arrête de me parler d’infirmières, je n’irai nul part, je ne bouge pas d’ici. »
J’écoutais avec attention ce qu’il disait sur cette terre. J’écoutais, et en même temps j’analysais déjà. C’était plus fort que moi, il avait suciter ma curiosité. Un monde, qui souffrait depuis 2012. Peut être que la date était importante. La menace ne voulait qu’exterminer l’espèce humaine. Ca ne me plaisait pas trop. C’était encore un imbécile qui ressemblait à Thanos qui faisait comme bon lui semblait.
« Pas très sympathique, en effet. Donc, on fuit. On est sur une base spatiale. Je suppose que vu le niveau technologique autour de moi, on doit pas être plus loin que la Lune. Alors oui, p’tit gars, certaines choses font plus de mal que de bien, t’es dans le vrai. Mais dans ce cas là, c’est qui va nous sauver. Tout est technologie. Y compris les petites pierres qui vous casse les noix sur votre Terre. »
Je me massais le poignet. Plusieurs fois. J’avais enlevé la sonde et le cathéter. Je me sentais en pleine forme. Je ne sais pas ce qu’ils m’avaient fait pour me sauver. Mais ça allait mieux. Tout en l’écoutant, je continuais à masser mon poignet. Et je savais très bien pourquoi je faisais ça. Si j’étais venu ici, j’avais amené avec mon le réacteur ARC nouvelle génération, en nanotechnologie. Le combat contre Thanos l’avait certainement endommagé, mais il avait la capacité de se reconstruire. J’avais également, il y a très longtemps, implanté une puce dans mon poignet. C’est pour ça que je le massais de manière frénétique. Quand je tournais le bras dans une certaine position, je pouvais la sentir. Ils ne me l’avaient pas enlevé. Ce qui voulait dire que je pouvais amener mon réacteur ARC jusqu’à moi. Je désignais la porte que j’avais ouverte et qui s’était automatiquement refermé. Alors j’eus un léger sourire.
« Détends toi p’tit. Tout va bien. Moi, la porte, ce vaisseau. Il a juste besoin d’une petite mise à jour. Tu devrais pas t’inquiéter. »
J’avais activé le processus. Au loin, j’entendais des cris, de surprise, mais pas de panique. Signe que mon réacteur ARC avait été placé certainement à l’étude. C’était ma technologie. Et ils avaient déjà pris soin de l’étudier de leurs propres initiatives. Ca ressemblait bien à Fury ça. Me faire un coup en douce comme ça, en prétendant être mon ami. Il avait toujours été jaloux. Pas de mon génie, non. Juste de dépendre de moi sur beaucoup de choses. Ca avait toujours été comme ça entre nous. Il détestait avoir recours à moi, parce qu’il ne me contrôlait pas.
« La cavalerie arrive, je vais être en mesure de mieux négocier. T’es du monde Terminator alors. Hm, je suppose que toi aussi t’es habitué aux situations apocalyptique. Alors ca fait de nous des survivants. Tu vois, on se ressemble petit. »
J’avais déjà compris. On était dans un Nexus. Une sorte de monde au milieu des autres. Quelqu’un, ici, avait trouvé la technologie permettant de voyager dans les autres mondes existants. Tous ceux qu’on pouvait imaginés et qui existaient. D’ailleurs, on devait également certainement voyager dans le temps. L’algorithme était très proche, puisque le temps et l’espace ne faisait qu’un. Et ça, c’était quand même dangereux. D’ailleurs, leur problème venait peut être de là. Il n’en avait pas dit beaucoup, mais ça m’avait suffit pour en comprendre une bonne partie, de manière certaine, et de faire des suppositions sur le reste. Mes yeux clignotèrent. Au fond du couloir, on entendit un bourdonnement. La suite se passa très rapidement. Une quinzaine d’hommes, certains habillés en blouse et un petit nombre armé, étaient en train de poursuivre mon réacteur ARC en courant. Ce dernier vola directement sur ma poitrine, et j’en eux le souffle coupée. Il s’activa et une lumière vive ébloui l’endroit. Tout redevint normal, la seconde suivante. Sauf que j’avais mon réacteur ARC à la poitrine. Et une armure, si je le voulais. Et beaucoup plus de possibilités. Là, j’allais pouvoir parler. Là, j’allais pouvoir négocier. Maintenant, on m’écouterait certainement. Je tendais le bras vers les hommes qui s’étaient arrêtés, deux d’entre eux pointaient vers moi les même paralyseur que Marcus avait à la ceinture. Je les pointais du doigt.
« Je serai vous, je ferai pas ça les gars. Ca peut mal finir. Alors, considérez que j’ai récupéré mon bien, et faites demi-tour. Allez jouer au Poker. C’est bien le poker. C’est divertissant. On touche pas ce qui nous appartient pas. C’est un truc qu’on apprend à l’école primaire ! Tout le monde y est allé ici ? »
J’écartais les bras. Je brillais. Comme d’habitude. Littéralement et métaphoriquement. J’observais Marcus, et cette fois-ci c’est lui que je pointais du doigt.
« Je le veux avec moi. Il est malin, et ça manque, quelque soit le monde dans lequel on vit. Je sais pas qui l’a envoyé, mais c’était très intelligent, et ce gars mérite une promotion. Et il en a une à partir de maintenant. C’est mon assistant ! T’aime les burgers Marcus ? »
Les soldats me regardèrent indécis, les paralyseurs toujours pointaient sur moi. Ils ne savaient pas quoi faire, ça se voyait. On ne les avait pas tenu au courant, mais j’étais ingérable. Ca avait toujours été comme ça. J’obéissais uniquement à ma conscience.
« Friday, t’es là ? On est où exactement ? »
Son réacteur ARC clignotait, puis, une fois se mit à retentir depuis sa poitrine.
« Nous semblons être dans un univers parallèle au notre, monsieur. Différents et semblables. Connectés à d’autres. J’entame une analyse. »
Je tapotais mon réacteur ARC, fièrement.
« Ca, c’est de la technologie Marcus. »
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 28 janv. 2021 10:42
par Marcus Wright
Je ne comprenais pas pourquoi il mettait en doute l’honnêteté de Fury. Je le connaissais depuis quelques mois et il ne m’avait jamais rien fait de négatif. C’était pareil pour les autres survivants. Il savait gérer les hommes et les situations c’est tout ce qui m’importait. Peut être que celui de son monde avait une attitude différente. Il allait falloir qu’il apprenne à connaître le nôtre et arrêté avec ces préjugés.
Lorsqu’il m’informa qu’il ne bougerait pas de là et qu’il se fichait des infirmières je commençais à me dire que je ferais bien de le trainer de force à l’infirmerie pour ne plus avoir à faire à lui. Un emmerdeur de son genre c’était pire que se faire écraser le cœur par un T-800.
Je le regardais de plus en plus sérieusement dans une posture qui pouvait laisser présager à un combattant quel que soit son niveau que j’étais prêt à bondir à la moindre occasion sur ma cible.
Il ne savait pas encore où nous étions vraiment se croyant dans un vaisseau spatial. J’allait donc devoir lui expliquer ce qu’était cette base et ses spécificités. Il avait son avis sur la technologie et moi la mienne. Nous avions des expériences différentes la sienne était positive la mienne était tragique. On ne pourrait pas me faire changer d’avis vu ce en quoi on m’avait transformé contre mon grès. J’avais signé pour que mon corps serve pour des expériences et cela signifiait pour moi la mort, pas une résurrection partielle en tant que monstre.
Pour la base, vous n’êtes pas loin.
Vous êtes dans l’un des innombrables tunnels sous-terrain de ce qui s’appelle la Base Lunaire Alpha, un cadeau des Prétoriens construite dans les années 70 et fermée en 86. Cela ne fait que quelques mois que nous vivons dedans et que nous réhabilitons progressivement des sections pour permettre aux gens de vivre dans de meilleures conditions.
Quand il se massa le poignet après avoir retiré sa perfusion, je fronçais les sourcils, signe de désapprobation. L’agacement commençait à monter. Que préparait-il ? Ce mec-là était imprévisible. Nous devrions peut-être le renvoyer chez lui. Les soucis qu’ils pourraient nous causer pourrait conduire les survivants à leur perte et nous ne pouvions pas permettre ça.
Quand il me dit de me détendre, que cet endroit avait besoin d’une mise à jour et que je ne devais pas m’inquiéter, ce qui se produit était tout le contraire.
Mais pourquoi se massait-il le bras ainsi ? Le sarcophage Goa'uld était sensé tout guérir. Il cachait quelque chose mais quoi. Je me méfiais de plus en plus. Ce type était sensé être humain, à moins qu’il soit autre chose.
Quelle cavalerie ?
Négocier ? Mais on ne vous retient pas. Si vous voulez partir, on vous renvois chez vous dès qu’on a une plage de départ via la Porte des Etoiles. Nous n’avons pas besoin d’un emmerdeur de votre acabit.
Votre résurrection grâce au sarcophage piqué sur une planète Goa'uld c’est cadeau, les gens d’ici ne forcent personne. Ils donnent plus qu’autre chose.
Puis il parlait de mon monde sans savoir de quoi il s’agissait. Je n’aimais pas ça. Les suppositions, les statistiques. C’est le genre de mec qui envoie les autres au casse-pipe sur une supposition. Et en se rendant compte de son erreur, la regretter à peine…
Un connard en puissance.
Nous ne nous ressemblons pas. Dis-je d’un ton dur, limite menaçant.
Puis il y eut des cris dans une zone proche et un grand remu ménage. Tout se déroula rapidement, un bourdonnement se rapprochait de nous, suivi par des cris de nos soldats et scientifiques. Ils poursuivaient un bidule qui se fixa à une vitesse incroyable sur Stark. Ne sachant pas de quoi il s’agissait je pris les choses en mains. Je ne voulais pas de blessés parmi mes camarades. Malgré mon passé de meurtrier, j’avais un gros instinct protecteur envers ceux que je choisissais.
En me déplaçant vivement je me mis entre mes camarades et Stark. Pointant mon bras dans leur direction, main levée en signe de stop. Je voulais vider les lieux avant d’agir et réduire le danger à son plus bas niveau.
Reculez ! Dis-je d’une vois puissante et assez forte pour qu’ils m’écoutent d’où ils étaient.
Je tiens la situation sous contrôle, retournez à vos postes et fermez la section derrière vous. Je ne veux voir personne ici.
Prévenez Fury que Stark veut le voir.
A peine eu-je fini de parle que l’un des soldats nous prévint que Fury et Bridger étaient partis sur le Galactica pour une réunion de crise pour régler des problèmes avec un alien.
Je serrais les dents avant leur demander de le prévenir quoi qu’il arrive et de se barrer.
L’autre hurluberlu continuait son spectacle. Il se croyait sur une scène de foire ? C’était un clown ?
Je m’approchais d’un pas dans la direction de Stark, les bras le long du corps, poings serrés. Concentré à chercher le moindre détail m’indiquant une agression. Mes yeux scannaient l’individus et surtout ce qu’il portait sur sa poitrine.
Ce truc dégageait une énergie incroyable. Mais ce n’était pas une bombe. Mes systèmes n’arrivaient pas à identifier ce que c’était mais m’indiquaient qu’il s’agissait d’une source de danger.
On ne pointe pas les gens du doigts. Ça aussi on l’apprend aussi à l’école.
Un point partout, balle au centre. Rétorquais-je ironiquement.
Vous continuez à faire le con ou je vous renvoie chez vous emmerder ceux que ça intéresse. C’est dommage. Notre équipe d’exploration nous avaient ramenées beaucoup d’informations intéressantes sur vous. Un leader, un génie.
Mais en fait, vous n’êtes qu’un clown qui joue avec des outils high-techs.
Si je vous dis de me suivre vous allez encore en faire qu’à votre tête ?
Je le laissais faire, j’avais déjà vu et analysé la manière dont j’allais m’y prendre pour le conduire à la Porte des Etoiles et faire un retour à l’envoyeur peut importe les réprimandes de Fury. Nous trouverons d’autres personnes peut-être moins pointues mais qui nous aideraient sans nous faire perdre notre temps.
Il disait m’apprécier et vouloir manger un hamburger puis parler à une chose qui n’était pas là. Quand une voie de femme sortie de sa poitrine pour lui répondre, je compris que l’objet était plus que je ne l’avais imaginé. Je devais me méfier. Au moment où il se tapota le torse fanfaronnant que ça s’était de la technologie, c’est à cet instant que je choisi pour lui saisir le bras et lui bloquer l’épaule de manière douloureuse pour le conduire vers la sortie.
Et bien moi tu m’as saoulé.
Ça c’est ce qu’on appelle une clé de bras avec un usage de la force mesurée et ça va te faire aller jusqu’à la salle de la Porte des Etoiles par laquelle tu vas rentrer chez toi. Débat toi, tu auras mal. Essaie de te défaire je te démonterais l’épaule voir plus.
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PS : pourrais-tu mettre un bleu moins foncé mon écran temporaire est de mauvaise qualité et j’ai du mal à lire.
Merci

Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 28 janv. 2021 16:39
par Tony Stark
J’avais oublié la douleur. J’avais oublié aussi ce que ça faisait que d’être un mortel. Il m’avait pris par surprise, c’était un fait. Mon visage contre la paroi de la base, je restais collé sans rien dire. Je pouvais sentir qu’il était prêt à aller plus loin. A me démembrer s’il le fallait. Il ressemblait un peu à cet enfoiré de Bucky. Celui qui avait butter mes parents. Et ça, ça m’énervait. Les gros lourds, qui se pensait tout permis, y compris me toucher et l’écraser contre une paroi.
« Ok ok. J’vois que t’es du genre patient. T’es en train de faire une grave erreur tu le sais ça ? »
Friday prit le relais. L’intelligence artificielle avait senti sa douleur. Le reste avait été rapide. Un espèce de liquide commença à sortir de mon réacteur ARC en nanotechnologie. Il ne fallait que quelques secondes pour que le liquide recouvre tout mon corps et se solidifie. Tout se termina par la tête. Mon expression de souffrance, laissa place à mon véritable visage : le casque d’Iron Man. La seconde d’après, je ne ressentais plus aucune douleur, car la force n’était plus assez grande pour me maintenir contre la paroi.
« Envoie lui un choc électrique. »
Un léger faisceau bleutée d’énergie parcouru mon corps et passa aussi dans celui de Marcus. Oh, je n’avais pas du tout l’intention de le blesser. Il fallait juste que ce soit désagréable pour qu’il comprenne. L’instant suivant, je me dégageais de lui, et je m’envolais au milieu du coridor. Ouvrant ma main vers Marcus, je la pointais vers lui d’un air redoutable, mais calme.
« Je vais où je veux, quand je veux et si je veux petit. Personne ne me dit ce que je dois faire, ni qui je dois être. C’est ce qui différencie le Clown comme tu dis, du soldat. »
J’avais envie de lui libérer une décharge d’énergie en pleine poitrine. Pleine balle. Pleine puissance. Après tout, il m’avait fait mal non ? Je lui devais bien ça. Mais je devais me retenir. Bien qu’il semblait être un imbécile, agressif et sans cervelle, je devais quand même restait le plus discret possible si je voulais tout comprendre. Car j’étais hanté par ça. Je devais savoir. Pourquoi j’étais là, précisément. Quel était ce monde, et quelles étaient les conséquences de ce qui lui arrivaient sur le mieux ? Car quand cette machine, cette chose, ce dieu, ou ce démon en aurait fini avec eux, je savais qu’il continuerait avec d’autres mondes.
« Oh oh… T’es un petit cachottier. Visiblement, tu n’es pas non plus qu’un simple soldat qui aime ACDC. On dirait que la technologie que tu as dans le corps te permet de faire des merveilles. »
Les données défilaient à l’intérieur de mon casque. Je les lisais, et en déduisaient tout ce qu’il y en avait à déduire. J’avais toujours fonctionné comme ça. Observant les algorithmes qui évalué la constitution de Marcus, je restais avec mon bras levé. Mais cette fois-ci, je changeais volontairement la puissance de mes répulseurs. S’il attaquait, je devais lui faire comprendre que même un Cyborg prendrait une belle châtaigne d’énergie qu’il m’approchait de trop prêt.
Mon regard se tourna ensuite vers l’extérieur, et Friday commença à faire un plan de la Base Lunaire. Ok, je voyais où j’étais, ce que je faisais là, comment j’avais guéri, et ce qu’était cette foutue Porte des Etoiles. Ca faisait moins de 30 minutes que j’étais réveillé, et je savais déjà comment j’allais m’en sortir. Je savais aussi pourquoi Fury m’avait fait venir ici. Mais… Quel Fury était-ce ?
« Friday, recouple les données de mon univers, et de celui là. Analyse notre passage. »
« Cette procédure pourra prendre du temps, Monsieur. »
« J’ai tout mon temps, j’ai un mec super sympa avec qui parler ! Hein Marcus ? On en était où déjà ? Ah, oui, tes cachotteries ! Bon l’avantage c’est que je comprends d’où tu viens. Ce qui veut dire que toutes les réalités sont possibles ici. C’est fascinant. Il faut que je vois cette Porte des Etoiles. »
J’avais envie d’y aller. Je voyais où elle était sur mes scanners, mais je voyais aussi qu’elle était bien protégées. Il me fallait un plan. Si j’arrivais à y avoir accès, et si mes hypothèses étaient les bonnes, non seulement je pouvais rentrer chez moi, mais tuer Thanos avant qu’il ne fasse autant de dégâts. J’étais brillant. Je savais que les voyages entre l’espace et le temps, c’était semblable. Ils étaient toujours ensemble dans les équations mathématiques, car en réalité c’était la même chose.
« On aurait pu être copain tu sais. Mais là, j’ai plus envie. Les gros lourds qui martyrisent les autres dans la cour de récré, j’ai passé l’âge. Tu vois, ça m’a permis de grandir. T’étais du genre à voler les gouters toi. »
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 28 janv. 2021 18:54
par Marcus Wright
Ma tentative de le raccompagner chez lui man-militari se soldat par un échec cuisant. Et je le compris malgré moi. Sans que je ne puisse rien faire. Cela commença par deux phrases dont je ne saisis pas la portée sur le champ. Mais quand une espèce de liquide sortit de l’objet qui s’était plaqué sur sa poitrine le recouvrit. Mon système émit une alerte. Il y avait à la fois la présence d’une intelligence artificielle et des nanites. Tout ça constituait une véritable plaie. Des images de travaux que menait Skynet me virent en tête sans doute provenant de la mise à jour que j’avais eut avant de me déconnecter définitivement du réseau. Le TX, le projet REV-9 et ce mec se baladait avec probablement ce qui pourrait constituer Skynet un jour.
Après qu’un casque compléta l’armure j’arrivais à capter ce qu’il marmonnait à l’intérieur. C’était faible, mais il discutait avec le système d’exploitation de l’armure. Il se préparait à m’envoyer un choc électrique. Ne craignant pas ce genre d’armes je tentais de maintenir ma prise sur lui, même si j’avais tendance à glisser sur le métal qui le recouvrait.
Quand une lueur bleuté parti de lui vers moi, cela n’eut aucun effet comme prévu. Sachant que la situation était critique, j’étais passé en mode combat. Extérieurement, cela n’avait aucun effet, mais mes systèmes orientaient mon énergie principalement vers mon processeur et les servomoteurs qui remplaçaient mes muscles ce qui me faisait gagner en force, vitesse et précision. Or, le défaut principal de cet état c’est que ce qui me faisait paraitre humain cessait de fonctionner dont les capteurs de la douleur. Ma vision était complétée de statistiques, de trajectoire à appliquer, de toutes données qui pourraient me permettre de défaire mon adversaire. J’étais une arme après-tout, même si je détestais ce que j’étais devenu.
C’est quoi cette lumière ? Une tentative de tunning dégueulasse ? On n’est pas dans Fast and Furious vieux…
Moi aussi je pouvais faire de l’humour même si c’était mauvais.
Enfin, cela ne dura pas quand il usa de la force pour se dégager sans peine. Son truc était costaud, en plus de solide. Le mot « DANGER » en rouge clignotais sous mes yeux m’indiquant ce que j’avais déjà réalisé… Je n’étais pas de taille face à lui. Luter pourrait me causer de gros dégâts qui ne pourraient pas être réparable ou m’être fatal. Mais je devais protéger les gens de cette station. Je faisais parti des forts et je devais protéger ceux qui n’étaient pas en mesure de le faire.
Il s’était envolé et éloigné de moi. Malgré les risques je décidais de le suivre quoi qu’il m’en coûte. Il me faisait face et pointait la paume de sa main dans ma direction comme s’il s’agissait d’une menace. Une source d’énergie pouvait sortir de là. Ce n’était pas grave, cela rechargerait mes batteries qui étaient faiblardes depuis pas mal de temps. Ce que les gens que je protégeais ne savaient pas, c’est que malgré mon apparente bonne santé. Mes jours étaient comptés. Mes batteries étaient en fin de vie. Il n’y en avait pas d’autre, ni ici ni dans mon monde. Ma trahison avait poussé Skynet à abandonner le projet TH et toutes les pièces de rechanges avaient été recyclées. Et pour moi, même si un cœur puissant battait dans ma poitrine, pas de batterie signifiait l’arrêt des systèmes qui me maintenaient en vie. J’étais mourant.
Non.
Tu ne peux pas aller où tu veux tant qu’on ne sait pas si on peut te faire confiance. Tu n’écoutes rien, tu es un électron libre et pour la communauté que nous sommes, les individus individualistes de ton genre c’est ce qui peut nous mener à notre perte.
Je préfère être un soldat qui protège les siens quitte à en mourir qu’être celui qui provoquera leur mort.
Quand il me traita de petit cachottier, je compris qu’il savait ce que j’étais. Finalement ce n’était pas plus mal. Peut-être qu’il aurait un peu plus peur de moi. Mais je faisais erreur. Il m’était supérieur technologiquement et intellectuellement parlant. Mais ce n’est pas ça qui m’arrêterais.
Il disait que ce que j’avais dans le corps me permettait de faire des merveilles. Non… Il se trompait… S’il savait la vérité sordide qui faisait de moi ce que je suis, il ne dirait pas ça. Après tout, je suis en réalité une machine créée pour infiltrer et tuer des humains, une machine dont la partie humaine à fait échouer les plans de Skynet. Non, je ne baisserais pas les bras quoi qu’il se passe.
Tu juges encore sans savoir Stark. Je marchais vers lui en lui montrant mon torse d’un mouvement de bras, bien décidé à en découdre.
Ceci n’est pas une merveille mais une monstruosité que la technologie semblable à la tienne fait aux humains dans mon monde. Mais pour le moment ce que je suis me permettra peut-être de te ramener dans ton monde avant que tu ne détruises tout.
Il avait tout scanné, enregistré et analysait et discutait avec son intelligence artificielle. Pourquoi voulait-il comparer nos univers ? Ils étaient tous distinct et sans liens les uns avec les autres.
L’ordinateur lui avait annoncé que cela prendrait du temps. C’était une bonne chose. Les ressources que cela demandait ne pouvaient donc pas être utilisées pour d’autres choses comme se défendre. Je connaissais bien cela.
Il se remit à me parler pour gagner du temps. Je lui souris de manière narquoise. Je n’avais pas oublié le danger ni mes limites.
Oui on va aller voir la porte des étoiles et on va faire un retour vers l’envoyeur. Par chance ton monde n’a pas cette technologie donc une fois chez toi tu ne pourras jamais faire le chemin inverse.
C’est cool ça non ?
Il me racontait tout un tas de fadaises comme quoi nous aurions pu être amis. Et que je n’étais qu’un gros lourd qui devait martyriser les autres lorsque j’étais enfant. Il m’agaçait clairement et me provoquer. Mes poings se serraient, mais je devais résister à l’envie de lui en coller une pour tenter de le faire partir d’ici.
Je les réouvraient, je ne devais pas l’attaquer et durer dans le temps.
La sortie c’est par là. Lui dis-je en pointant la porte derrière moi avec mon pouce.
Et puis merde…
Je sentais qu’il n’irait pas vers la porte des étoiles sans tenter de mettre son nez partout. Il ne fallait pas qu’il passe par la zone de stase. Trop de gens endormis pour des raisons de ressources limitées avaient besoin d’énergie et ne pouvaient pas être confrontés à ses bidouillages. Il ne fallait pas qu’il y ait de mort.
Je décidais de tenter le tout pour le tout et de tenter de l’assommer. Si je me débrouillais bien, si mes statistiques étaient bonnes, je pourrais lui mettre un bon coup de poing dans le casque en bondissant face à lui en pleine puissance. Même s’il était protégé, l’impact du choc même amorti par le casque devait le sonner. Sans hésiter je m’exécutais espérant que cela se passe comme prévu.
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 28 janv. 2021 21:02
par Tony Stark
« Je crois que tu as des problèmes de confiance en toi p’tit, faut vraiment remédier à ça ! »
Pendant qu’il parlait, les scanns déroulaient devant moi. Je jetais quand même de temps en temps à ses constantes. La technologie dont il était composé était complexe, et assez différente de ce que je connaissais. A vrai dire, il s’approchait plus de Vision, en moins complexe. Fronçant les sourcils sous mon casque, j’observais ses systèmes changer. Ca n’allait pas du tout. Connaissant le phénomène, il allait certainement m’attaquer. Il ne sortait pas l’artillerie lourde pour m’impressionner. Non, son objectif était clair : me neutraliser. Et ca c’était hors de question. Désormais, plus personne ne me ferait de mal.
« Tu devrais pas faire ça. Et tu te trompes. J’ai déjà trouvé le voyage dans le temps, et c’est pas si différent. Renvoie chez moi, il me faudra peut être des jours, des semaines, des mois ou voir des années pour revenir et comprendre. Mais crois moi, quand je fais quelque chose, je le fais à fond. »
Je l’observais, cette fois-ci. Avec mon casque certes, mais je ne regardais plus les données qui découlaient à l’intérieur de mon casque. L’armure se mit automatiquement en mode protection, car je voyais bien d’après ses composants qu’il allait frapper lourd.
« Ne fais pas ç... »
Il bondit vers moi. Trop de fois, j’avais subi ça. J’avais ramassé le marteau d’un dieu sur le casque, alors le coup d’un Cyborg pouvait être amortit. Friday calcula également son angle en se basant sur ses propres calculs. Je compris rapidement que la différence entre lui et moi, c’était que je contrôlais pleinement mes calculs et ma machine. Me décalant sur la droite, tout en l’évitant, j’esquivais le coup comme je pouvais car sa rapidité était quand même impressionnante. Le poing toucha le casque, mais je ne le pris pas de plein fer. Tournoyant sur moi même, dans les airs, je me restabilisais, un peu sonné.
« Ok , tu n’aurais pas du joué à ça. Je ne veux le mal de personne, je veux juste comprendre. Et tu réponds par la violence, à deux reprises. »
Mon armure descendit, cette fois-ci au sol, et s’y ancra en développant ses nanites sur ce dernier. Le sol se déforma, et les bras de mon armure se changèrent rapidement en un canon assez gros. J’étais prêt à lui envoyer un praline qui allait calmer tout ses sytèmes et tout mettre en alerte. Mais encore une fois, rien ne partit, je le gardais simplement en joue.
« Tu devrais arrêter tout de suite. Je ne veux blesser personne. Je veux parler à Fury. T’es incapable de tenir plusieurs minutes sans te battre. D’ailleurs, tu devrais te calmer, tes systèmes peuvent être instables. »
Mon canon disparut, car je venais de terminer d’analyser les données. Plusieurs secondes passèrent, courte. Un bouclier bleuté enveloppa mon armure et moi, et je pris le risque d’enlever mon casque. Le champs de force que je venais de créer devait être nécessaire pour l’empêcher de m’approcher, enfin en théorie.
« Ok. Voilà ce qui se passe. Tes gars, ont essayé par tous les moyens de sauver leurs mondes et ca n’a pas marché. Mais ce qu’ils ont pas pensé, par égoisme, c’était que la menace pouvait passer de monde en monde si ils déouvraient votre technologie. Quand on est désespéré, on fait n’importe quoi, et t’en ai la preuve vivante. Alors tu vas bien m’écouter. »
Tout allait très vite, dans ma tête, autour de moi. Ca avait toujours été comme ça et je n’avais pas changé. Je sentais que de temps en temps, des pointes de colères arrivaient en moi et ca c’était nouveau. Une partie de mon cerveau était déjà en train de réfléchir à cette histoire de sarcophage, ça avait surement un lien. Mes yeux se plissèrent. Chaque chose en son temps. Un problème à la fois, comme disait Papa. D’ailleurs, peut être que lui aussi, je pouvais le ramener ici. En fait, tout une nouvelle vie et de nouvelles possibilités s’offraient à moi.
« Ce qui me chagrine, c’est que quand on commence à jouer avec le multivers, il s’autoéquilibre comme un écosystème. Chaque fois que vous déplacer quelqu’un, vous créez une erreur. Et chaque erreur est réparée par un procédé automatique. Ca peut paraître complexe… Mais c’est ce qui va se passer. »
J’ouvrai mon avant bras, et une carte de ce monde là, et du miens apparut. Il se projeta en l’air et les données défilèrent. Je plissais des yeux.
« Soit vous acceptez mon aide, soit je repars. Et dans les deux cas, selon ma propre volonté. C’est la seule condition que je demande. Mais crois moi, je sais pas si tu es en mesure ou pas de comprendre la situation avec ton cerveau de boxeur qui a subi trop de coups, mais maintenant que je suis dans la partie, toutes les données ont changé. Je suis un variable présente sur deux mondes, et mathématiquement, ça change désormais beaucoup de chose. »
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 28 janv. 2021 21:40
par Marcus Wright
Cet homme était insupportable et avait un égo surdimensionné qui le rendait impossible à vivre. Mon coup avait été vain. J’avais touché au but mais il semblerait que la puissance était insuffisante et qu’il avait aussi sans doute pu l’éviter. Bref, j’allais devoir trouver une solution pour qu’il aille voir ailleurs que dans la salle devant laquelle je me trouvais. La porte blindée était fermée et il fallait plus qu’un code et une commande simple comme celle qu’il avait démonté pour l’ouvrir.
Le grabuge dans le laboratoire et notre échange musclé avaient sans doute été remontés aux responsables de la base. Le voyant de cette fameuse porte était passé au rouge ce qui signifiait que l’endroit était verrouillé. Il ne restait plus qu’aux autres de venir à la rescousse afin de virer ce type de là d’une manière ou d’une autre. Je devais désormais gagner du temps.
J’espérais encore qu’il parte en direction de la Porte des Etoiles dont le passage lui était désormais libre suite à mon dernier mouvement. Je me retournais pour lui faire face, prêt à réagir s’il le fallait. J’étais déterminé à protéger les survivants en sommeil cryogénique qui se trouvaient derrière moi, même si cela me coûterait la vie.
Oh tu es donc monsieur parfait qui sait tout mieux que tout le monde. Tant mieux. Tu as donc trouvé comment voyager dans le temps… Nous aussi, il y a longtemps.
Cependant, essayer de toucher au temps c’est dangereux et cela n’apporte rien. De ce que nous avons constatés, les tentatives de changement ont toujours été des échecs comme si le temps était figé… Enfin, dans cet univers. Dans le miens, le voyages temporels ont des répercutions. C’est comme si ça changeait d’un univers à un autre.
Quinn Mallory qui a été le précurseur des voyages inter-dimensionnels dans les années 90 à émis une hypothèse intéressante. Un voyage dans le passé créé une nouvelle possibilité et donc une nouvelle dimension. De ce fait, les voyages dans le temps ne changent rien pour nous.
Alors, ils ont abandonnés cette science.
Les autres n’arrivaient toujours pas. Je commençais à m’inquiéter et le gars en face de moi avait de quoi répondre et me faire sacrément mal.
A sa manière il m’expliquait que si on le renvoyait chez lui il trouverait un moyen de revenir ici. Mais pourquoi ? Il n’y avait rien pour lui ici après tout. Ce mec était pire qu’un morpion.
Il n’était visiblement pas content de mon attaque. Mais il s’attendait à quoi ? Je lui avait demandé plusieurs fois de me suivre, en faisant preuve de patience et sans le toucher et voila que monsieur faisait sa victime ? J’y croyais pas.
Tu veux comprendre, avoir des réponses ?! Dis-je visiblement agacé. Je le pointais du doigt, menaçant.
Depuis que tu es réveillé j’essaye de te ramener dans ta chambre où des gens compétents étaient là pour s’occuper de toi et te donner toutes les réponses aux questions que tu aurais pu leur poser.
Je t'ai demandé à je ne sais pas combien de reprises de me suivre pour ton bien et tu n’en fait qu’à ta tête. Et après tu chouines parce que j’ai montré les crocs… Façon de parler.
Non mais c’est l’hôpital qui se fou de la charité bordel de merde !
Il s’était posé et je veillais à ses moindres faits et gestes. Je craignais des mauvaises surprises de sa part. Et il ne fallut pas longtemps pour que mes craintes soient confirmées. Ce truc changeait de forme. Comme le TX c’était une véritable plaie et jamais je ne trouverais une source de chaleur assez grande pour cramer cette merde.
Il y avait maintenant une sorte de gros canon pointé sur moi et surtout vers la zone des caissons cryogéniques.
Sur le champ je levais les mains en signe de reddition. Je ne pouvais pas risquer qu’il tue ne serait-ce que l’un de ces innocents.
Immobile, j’attendais la suite des évènements et il se mit à parler. Il disait ne vouloir blesser personne et je devrais peut-être profiter de ça pour le faire sortir de cette zone sensible.
Si tu ne veux blesser personnes sors de cette zone. Bordel ! Hurlais-je craignant le pire pour eux.
Derrière il y a des centaines de personnes endormies dans un état de stase gérée par un système fragile mais qui fonctionne. Toi et ton bordel destructeur vous risquez de toucher ce qu’il ne faut pas.
Pourquoi crois-tu qu’on se balade avec des merdes paralysantes comme ce que j’ai à la ceinture ? Ne crois-tu pas que je serais plus efficace avec un fusil traditionnel ?
La sécurité des autres est notre priorité alors sors de là !
Il parlait de nous comme des inconscients qui faisait tout et n’importe quoi pour trouver une solution au problème. Et il émettait une hypothèse comme quoi notre ennemi pourrait s’attaquer à son monde. Nous y avions bien évidemment pensés. C’est pour ça qu’on cherchait de l’aide partout. Trouver la solution et la partager était l’un de nos objectifs.
Les attaques sont bien localisées. Repondis-je d’un ton las et fatigué, toujours les bras en l’air signe de soumission.
Nous n’avons pas remarqué de signe d’attaques similaires dans les autres univers, pareille pour les autres planètes visitées.
Ca veut cette Terre. Et nous ne savons pas pourquoi ni ce que c’est.
On pense à... soit une extermination soit une conquête ou pire une vengeance.
Il parlait de mes systèmes qui pourraient être instables. La belle affaire. Tout fonctionnait parfaitement. Il ne me restait seulement que 2% de batterie. C’était simplement ça qui merdait et qu’il devait percevoir comme instabilité. Le manque d’énergie et de puissance de mes batteries qui rendaient certaines de mes fonctions plus lentes qu’elles ne devraient l’être.
C’était si simple. Que s’en était frustrant… Ne pas pouvoir changer une seule batterie ou la recharger. C’était la base. C’était ma malédiction.
Il continuait à parler et m’exposait une théorie rocambolesque sur les voyages dans les mondes parallèles qui auraient une sorte d’écosystème. Ce qui me paraissait complètement absurde mais je n’étais pas assez callé pour ça.
Quand son armure se changea à nouveau laissant place à une autre chose qui le protégeait d’une autre manière faisant de nouveau apparaître son visage et surtout pour montrer des cartes. J’essayais de regarder mais un nouveau warning m’apparut.
Ma batterie en fin de vie s’affaiblissait plus vite que prévue et venait de passer à 1,5%. Mon système allait passer sous peu en mode sauvegarde avant que je m’éteigne pour toujours.
Fury n’est pas là. Il gère une urgence sur un vaisseau dans un autre système planétaire. J’entendais ma voix qui devenait peu à peu étrange, dissonante. Comme un magnétophone qui n’avait plus de piles. C’était ironique comme situation.
Je repensais à Blair, je ne tiendrai pas ma promesse mais je savais qu’ils iraient les chercher et les ramèneraient ici en sécurité quand la station serait opérationnelle.
Pour ton histoire d’écosystème vois ça avec Mallory à l’infirmerie.
Merde… Pas maintenant… Je posais un genou à terre et m’écroulais de tout mon poids inerte. Tous mes systèmes étaient sur OFF à part ce qui alimentait les quelques parties organiques de mon corps.
J’étais encore conscient mais je ne percevait plus rien. J’étais dans le néant et c’était plus terrifiant que de voir une homme appuyer sur la commande de la machine qui m’injectait les produits destinés à me tuer suite à ma condamnation à mort.
Sans points de repères j’étais incapable de savoir combien de temps cet état durerait et ce que cet énergumène en armure pourrait le faire.
La mort je ne la craignais pas. J’y avais déjà fait face. Ce qui me terrorisait c’était ce qu’il pourrait m’être fait sans mon consentement. Je ne voulais pas avoir l’horreur de me découvrir encore plus monstrueux qu’actuellement...
Re: Il faut un temps pour tout - Marcus
Posté : 27 nov. 2021 18:34
par Némésis
Sujet clôturé, suite à la suppression de l'un des joueurs pour inactivité de plus de 3 mois.