J'en suis à l'épisode 5 et je ne sais toujours pas quoi en penser.
Je précise d'ailleurs que je n'ai jamais vu
Tru Blood (sauf les premiers épisodes, je n'ai pas continué parce que ça ne me plaisait pas) donc je ne sais pas du tout si
Midnight Texas est bel et bien son "parent pauvre" comme le disent pas mal de spectateurs.
Le premier épisode était sympathique. En tout cas, il n'est pas ennuyeux. On peut noter qu'on voit les références fuser d'un peu partout, ce qui pourrait peut-être en agacer certains (le medium capable de parler aux morts, le cadavre retrouvé fait immanquablement penser à Laura Palmer dans
Twin Peaks... et puis tout, au final, a un air de déjà-vu pour qui est familier du genre fantastique).
C'est bardé de défauts. Exactement comme pour
Still Star-Crossed, j'ai eu l'impression que les scénaristes ont balancé toutes leurs cartouches dès le premier épisode... ce qui fait que tous les mystères concernant les personnages et qui auraient pu servir pour les épisodes futurs nous sont dévoilés.
Impression mitigée dès le pilote, et tout s'est cassé la gueule (pardonnez-moi l'expression) à partir du second épisode.
Goût tout personnel, je ne trouve pas très crédible le mélange de différentes mythologies... un vampire et un ange qui se côtoient, je trouve ça kitsch (peut-être parce que je trouve toute l'imagerie angélique assez kitsch de manière générale).
La série n'est pas non plus très subtile (mais je suppose qu'ils suivent le livre, que je n'ai pas lu) : si ces créatures fantastiques représentent les marginaux et autres minorités, les antagonistes sont des êtres humains et suprématistes blancs, ce qui est tout à fait en lien avec ce qu'il se passe actuellement aux Etats-Unis (mais pas que). L'idée est louable (ils gagnent du terrain, autant en parler) mais vraiment pas suffisamment subtile me concernant. Idem pour les personnages : la blonde au franc-parler et pas forcément aimable est forcément une tueuse à gage, la sorcière wiccane est forcément un être tout de douceur et de timidité, limite fluffy. C'était téléphoné.
Et c'est le tout qui est malheureusement téléphoné et prévisible : les personnages ne sont (pour le moment) rien de plus que ce que l'on a vu d'eux dans le premier épisode, on sait qui en pince pour qui... c'est tellement prévisible que je n'ai pas pu m'empêcher de grincer des dents. Quand un personnage apprend que la femme qu'il aime (et qui est morte) lui avait menti sur toute la ligne, ça lui suffit à oublier tout ce qu'elle a pu représenter pour lui et à courtiser une autre. C'est trop rapide, trop simple. Cela ne me dérange pas qu'on prenne le chemin le plus balisé et sans surprises mais ça dépend de la façon de s'y prendre, et là, le "truc" ne prend pas du tout.
Et la série manque d'humour. Pas une once d'humour... or, je pense qu'une série, même si sérieuse, doit avoir une once d'humour. Il y en a bien un peu, via Manfred qui débarque dans cette ville sans rien y connaître, mais ça tombe systématiquement à plat. Cet aspect-là est aussi vite bazardé que les autres : Manfred arrive dans une ville inconnue, peuplée de gens inconnus, et dès le deuxième épisode, on a l'impression qu'il connait déjà tout le monde (bon, ils ne sont pas nombreux, mais quand même). Il est intégré dans la "famille" en quelques minutes (dans la temporalité de la série) et vraiment, ce n'est pas crédible.
Aucun acteur ne m'emballe. La palme revient à Sarah Ramos qui interprète Creek, le "Love Interest" comme disent les américains de Manfred, absolument exécrable, et c'est en partie sa faute : elle a des tics de jeu très à la mode actuellement (un peu comme les acteurs de l'écurie Disney) et personnellement, ça m'agace. En partie sa faute parce que le personnage est lui aussi horripilant.
Je continue donc parce que, à ce que j'ai compris, il reste très peu d'épisodes, mais c'est vraiment sans enthousiasme.